François Lemieux/TC Media Certains résidents de Sainte-Anne-de-Bellevue désirent être consultés davantage dans l'optique du plan de développement urbain 2016-2030.

La ville de Sainte-Anne-de-Bellevue refuse de dévoiler avant le 1er octobre 2016 les études environnementales, d’impact fiscal, de circulation et d’urbanisme ayant mené à la préparation du plan particulier d’urbanisme qui prévoit l’ajout de 350 à 400 maisons dans le secteur nord d’ici 2030.

Une dizaine de résidents étaient venus au centre Harpell lundi soir pour assister à la présentation du rapport de l’organisme L’ŒUF, qui a supervisé les ateliers de consultation publique sur le plan d’urbanisme en mai.

Un résident qui a requis l’anonymat à demandé à voir les études préliminaires, ce que la ville refuse de faire avant l’adoption du projet qui doit se faire d’ici le 1 octobre 2016.

«Sur quoi sont basées ces études ? On ne sait pas de quoi ce programme particulier d’urbanisme (PPU) va avoir l’air. On ne sait pas ce qui se passe. Ils peuvent nous dire n’importe quoi. Lorsqu’ils vont sortir le PPU, entre ce qui se dit maintenant, et ce qui va sortir, ce sont deux choses complètement différentes», a-t-il dit.

Le directeur général de la ville Martin Bonhomme a répondu au citoyen que la ville allait rendre les études publiques une fois que le plan particulier d’urbanisme serait complété.

«Pendant que le processus est en cours, seulement les résumés sont présentés et rendus publics. Quand le conseil adoptera le plan particulier d’urbanisme, à ce moment-là, il est prévu de rendre les études publiques. C’est prévu par la loi sur l’accès à l’information que tant et aussi longtemps qu’un projet n’est pas complété, les études ne sont pas publiques», a-t-il expliqué.

Réunion spéciale
Bien que quelques résidents avaient des doléances à présenter lundi soir, d’autres semblaient ravis du processus de consultation mis en place par l’administration municipale lors duquel la ville avait présenté les bases du projet et demandé l’avis de la population. Une démarche qui n’avait pas été adoptée lors de la présentation des plans particulier d’urbanisme précédents en 2006 et 2012.

«J’ai beaucoup apprécié de pouvoir participer à ce développement et de pouvoir donner mes idées sur le scénario potentiel. C’est toujours plus facile de donner des commentaires sur quelque chose de concret que d’arriver et de se faire demander ce qu’on veut. J’ai beaucoup apprécié la façon de faire», a dit Denis Gignac, un des résidents présents.

Un plan à long terme
Rappelons que le nouveau quartier prévu comprendrait des zones résidentielles, commerciales et industrielles qui pourraient générer environ 3,5M$ en revenus à la ville.

Le plan prévoit l’urbanisation de 57,5 % des 93 hectares de terrain disponibles du secteur nord.
Plus du tiers seront protégés. Quelques 40 hectares sont jugés non appropriés pour le développement ou classés à haute incidence écologique selon le schéma d’aménagement de l’agglomération déposé le 1 avril pour l’éco-territoire Rivière à l’Orme, bordé par Kirkland à l’Est et Angell Woods à Beaconsfield au Sud.

La prochaine étape du PPU aura lieu le mois prochain quand la ville engagera un urbaniste pour aider au développement du projet.

«Nous allons commencer le processus de développer et réfléchir à un plan particulier d’urbanisme, un plan urbain. Une fois que nous allons avoir quelque chose de quasi-complet, nous allons revenir vers les citoyens pour voir ce qu’ils en pensent», a dit la mairesse Paola Hawa.

Le plan de développement urbain devra être prêt au plus tard le 1er octobre 2016.

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