Afin d’aborder les enjeux locaux pendant cette campagne électorale, TC Media a invité les candidats des partis présents aux débats à répondre volontairement à une question par semaine sur des sujets relatifs à votre circonscription. Leur réponse écrite en maximum 150 mots est publiée intégralement. Leur participation n’est toutefois pas obligatoire.

Cette semaine, nous leur avons demandé si les riches devraient payer plus d’impôts que les pauvres ?

Gabriel Bernier, Bloc québécois
Sans aucun doute, les riches devraient payer plus d’impôts que les pauvres. Ce principe est à la base du concept d’égalité des chances pour tous. Il est nécessaire que les riches contribuent plus monétairement pour assurer le maintien de la justice sociale.
En ce sens, au Bloc québécois, nous proposons que le taux d’imposition des banques canadiennes et des pétrolières passe de 15 à 20% dans les trois prochaines années. Pas de danger qu’elles quittent vers l’étranger, leur marché bancaire est ici.
Nous proposons également d’ajouter un quatrième palier d’imposition pour les plus fortunés. En récupérant ces sommes importantes, nous proposons de réduire le déséquilibre fiscal. De plus, en réinvestissant ces gains, nous pourrons bâtir une société plus juste où les inégalités seraient moins grandes, et où chaque individu aurait accès aux services nécessaires et adaptés à ses besoins.

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Éric Girard, Parti conservateur
Nous nous engageons à maintenir notre système d’impôts progressifs, mais nous croyons que tous au Canada et au Québec devraient payer moins de taxes et d’impôts. Nous avons réduit la TPS de 7% à 5%, le taux d’imposition des petites entreprises, créé le compte d’épargne libre d’impôt, introduit le fractionnement du revenu de pension et créé la baisse d’impôt pour les familles et les prestations connexes.

Grâce à notre plan, le fardeau fiscal fédéral est à son plus bas niveau en 50 ans. En moyenne, nos mesures d’allégement fiscal permettent à une famille de quatre personnes d’économiser jusqu’à 6 600$ cette année. Alors que les particuliers ont bénéficié de ces réductions de taxes, les entreprises ont aussi eu des réussites. Nos mesures les ont aidées à créer 1,3 million d’emplois depuis la récession. Au lieu d’augmenter vos taxes comme les autres partis, le Parti conservateur continuera de baisser vos taxes.

Francis Scarpaleggia_PhotoFrancis Scarpaleggia, Parti libéral
Le Canada utilise un système d’impôt sur le revenu des particuliers que l’on dit progressif: le revenu d’un individu est divisé en segments, ou tranches d’imposition, et le taux de taxation augmente à mesure que l’on progresse vers les tranches supérieures.

Au Canada, on compte quatre tranches d’imposition. Un gouvernement libéral ajoutera une cinquième tranche à partir 200 000 $ et réduira les impôts sur la deuxième. Un système de taxation progressif permet aux gouvernements de générer des revenus qui lui permettent de financer les programmes sociaux critiques et d’autres programmes publics.

Si le taux d’imposition était le même pour toutes les tranches d’imposition, par exemple au taux en vigueur pour la tranche d’imposition la plus basse, le gouvernement ne parviendrait pas à dégager les sommes nécessaires pour subventionner les programmes et les projets comme le régime public de soins de santé et les programmes d’infrastructures.

Ryan Young NPD-Lac St-LouisRyan Young, NPD
Au NPD, nous croyons que le 1% devrait faire leur juste part. Mais ce n’est pas en augmentant le taux d’imposition des plus riches – comme le prônent les libéraux – que les plus riches vont payer plus.

Le problème présentement n’est pas qu’ils ne paient pas assez d’impôt – c’est qu’ils n’en paient pas du tout! En fait, grâce aux paradis fiscaux que les conservateurs refusent d’éliminer, les mieux nantis et les grandes sociétés privent le gouvernement fédéral de près de 7 milliards $ par année. C’est de l’argent qu’on pourrait être en train d’investir dans nos infrastructures et notre système de santé.

Un gouvernement du NPD va donc supprimer l’échappatoire fiscale créée par les options d’achat d’actions, réévaluer les pratiques et normes de l’Agence du revenu du Canada (ARC), mettre fin aux transactions fantômes entre filiales et finalement doter l’ARC des ressources nécessaires afin de mettre le grappin sur les fraudeurs.

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