TC Media / Keith McAuliffe Le maire de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Normand Marinacci, impose des sanctions dans le dossier des déplacements fictifs.

Le maire de L’Île-Bizard – Sainte-Geneviève Normand Marinacci s’insurge du nouveau pouvoir que vient de s’accorder le comité exécutif de la ville-centre: celui de destituer les directeurs d’arrondissement.

Citant que cette décision s’ajoute à l’uniformisation de la politique de déneigement dans les arrondissements, M. Marinacci affirme que la «marche vers la presque disparition des arrondissements est en branle».

«La volonté de cette administration est de prendre de plus en plus de pouvoir. C’est comme s’ils voulaient nous mettre tellement peu de pouvoirs qu’on va être des gouvernements fantômes», se plaint-il.

«Exagéré»
À la suite d’un vote des élus le 27 octobre, le comité exécutif peut désormais, pour une période de deux ans, suspendre ou destituer un directeur d’arrondissement, ce que M. Marinacci trouve inacceptable.

Ce dernier déclarait d’ailleurs le 8 septembre qu’il souhaitait poursuivre la ville-centre pour destitution illégale de la directrice Nancy Bergeron congédiée le 26 août à la suite des conclusions d’un rapport du bureau du Contrôleur général de Montréal.

«C’est une résolution que je trouve aberrante. C’est incroyable qu’on ait passé une résolution pour régler un problème avec un arrondissement. C’est exagéré au point de vue de la procédure d’utiliser le pouvoir législatif pour empiéter sur le pouvoir judiciaire», tranche M. Marinacci.

«Mauvaise foi»

Ce dernier clamait jusqu’à tout récemment avoir la juridiction exclusive sur congédiement de ses employés. La dernière décision de Montréal change tout.

«Ils l’ont congédié sans respecter notre juridiction. Nous étions les seuls qui pouvions congédier un directeur d’arrondissement. Je pense qu’encore une fois, ça prouve vraiment la mauvaise foi de la ville là-dedans», plaide-t-il.

Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Alain Fugère, voit, lui, d’un très bon œil la récente décision de la ville-centre.

«Il était temps que la ville-centre fasse quelque chose. La ville-centre a quand même agi depuis un certain temps mais le maire Marinacci s’entêtait à garder Mme Bergeron en poste. C’était intolérable et c’était sur le dos des cols blancs que ça se passait», avance-t-il.

Rappelons que l’audition en Cour pour le recours entrepris par Mme Bergeron devant la Commission des relations du travail (CRT) contre la ville de Montréal aura lieu en décembre.

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