François Lemieux/TC Media Les dommages causés par les voleurs sont toujours visibles au Salon Myrtha à Pierrefonds, quelques mois après le cambriolage des lieux.

Quatre mois après le cambriolage du salon Myrtha sur le boulevard Gouin à Pierrefonds, l’enquête policière n’a toujours pas permis d’identifier de suspect, au grand désarroi de la victime principale du larcin à qui on a dérobé plus de 20 000$ en pièces d’argent.

Rencontré par TC Media mardi, la victime, Monode Gracia, avance que les enquêteurs n’ont pas effectué d’analyse détaillée de la vidéo de surveillance du commerce où on aperçoit un cambrioleur qui semble parler à une autre personne n’apparaissant pas à la caméra.

«Avec une vidéo, avec la technologie que la police doit avoir, on pourrait au moins identifier la voix. Le policier qui est venu ici n’a pris que des notes et a estimé la hauteur du suspect. Je pense qu’un travail scientifique devrait être fait en étudiant la vidéo. Pour essayer de voir si on connait cette voix, pour voir si on a cette voix dans un dossier», indique la victime qui n’était pas assurée pour sa collection de pièces.

Selon l’agent sociocommunautaire du poste de quartier 3 Daniel Maheu, les policiers ont fouillé l’endroit le jour du vol et auraient pris des photos grâce aux images fournies par la vidéo de sécurité. Selon lui, les enquêteurs du SPVM pourraient demander une copie de la vidéo s’ils jugent le rapport insuffisant.

«La section identité du SPVM a été sur les lieux pour recueillir toutes les preuves possibles qu’ils ont pu laisser sur les lieux. Un policier a rédigé un rapport sur tout ce qu’il a vu sur la cassette vidéo du commerce et remit le tout aux enquêteurs avec photos à l’appui», affirme-t-il.

Enquête en cours
Au début novembre, l’agent sociocommunautaire du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) Daniel Maheu déclarait l’enquête «close jusqu’à ce que les enquêteurs aient de nouveaux éléments de preuve».

Cependant, ce dernier a indiqué mardi que l’enquête n’est pas fermée ou en suspens.
«Tant et aussi longtemps qu’on n’arrête pas quelqu’un, l’enquête est ouverte. Il peut y avoir des nouveaux éléments de preuve ou des gens qui appellent ou quoi que ce soit. Donc, on ne ferme pas le dossier. L’enquête comprend l’analyse des photos et des gens qui peuvent nous appeler», explique-t-il.

Rappelons que les brigands étaient entrés dans les toilettes d’une ancienne poissonnerie adjacente au salon de coiffure du boulevard Gouin, et avaient percé le mur pour accéder au petit salon de coiffure.

À l’intérieur, les voleurs avaient démantelé le tableau du circuit électronique pour déconnecter une des deux caméras et éteindre la lumière de sécurité. Ils s’étaient ensuite rendus à la réception vitrée, à l’avant de la boutique.

Ils y avaient trouvé un coffre en métal gris de la grandeur d’une boîte de céréales où se trouvait la collection de pièces antiques. La caisse du commerce dans laquelle il y avait 200$ et le guichet automatique qui contenait 1500$ avaient aussi été dévalisés.

Sur le territoire du PDQ 3, qui dessert Pierrefonds-Roxboro et L’Île-Bizard – Sainte-Geneviève, 181 introductions par effraction ont été rapportées en 2014. Ces infractions représentaient 11% du total des crimes commis. Quant aux vols, ce sont 269 incidents qui ont été répertoriés soit 17% des infractions commises.

Si vous avez des renseignements au sujet de l’incident, vous pouvez contacter Info-Crime Montréal en toute confidentialité au 514 393-1133.

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