Archives TC Media Une proportion de 23% des répondants au récent sondage Léger Marketing veulent voir le coût des travaux de construction du mur antibruit à Beaconsfield réparti parmi l’ensemble des propriétaires de la ville. Sur la photo, Derrick Pounds du (Citizens Sound Wall Committee) qui supporte cette alternative.

Plus de la moitié des répondants à un sondage Léger Marketing portant sur l’éventuelle construction d’un mur antibruit à Beaconsfield, en bordure de l’autoroute 20 Est, affirment être en désaccord avec le projet estimé à 20,5M$.

Le coup de sonde, mené à la demande de la Ville, auprès de 600 adultes entre le 16 et le 23 octobre, démontre que la «majorité des citoyens ne semblent pas convaincus de la nécessité du mur antibruit […] parce qu’ils doutent de son efficacité, de son esthétisme ou désapprouvent les coûts engendrés pour réaliser le projet», analyse le sondeur.

Concrètement c’est 54% des répondants qui se disent en désaccord avec le projet contre 44% en faveur. Pour ceux qui s’opposent au projet, les deux principales raisons évoquées sont les coûts (53%) et le fait qu’ils ne sont pas directement concernés par les bruits générés par les véhicules sur l’autoroute (46%).

Méthode de financement
Les résultats démontrent aussi une profonde division par rapport à la méthode de financement privilégiée. Pour 23% des répondants, le coût des travaux devrait être réparti parmi l’ensemble des propriétaires alors que 30% des gens sondés voudraient voir les dépenses partagées seulement entre les propriétaires touchés par la problématique.

Seulement 19% des sondés voudraient voir le coût divisé selon une formule hybride dans laquelle les propriétaires affectés par le bruit débourseraient plus que les autres.

Finalement, 26% des répondants ne sont pas d’accord avec l’augmentation des taxes municipales afin de construire un ouvrage antibruit.

Dans les trois quartiers qui sont les plus rapprochés de l’autoroute 20, la problématique sonore affecte tout juste une majorité des répondants alors que dans les trois autres districts, les répondants disent être peu ou pas affectés.

Au sujet de la question des coûts, les districts les plus impactés souhaitent un partage général des frais tandis que ceux qui le sont moins ou pas estiment que les frais devraient être assumés par les propriétaires affectés.

Compromis hybride
Le maire George Bourelle, quant à lui, est d’avis que la méthode de financement hybride est possiblement la meilleure.

«Ce n’est pas clair qui veut payer et comment. Possiblement que la meilleure solution, celle qui sera la plus acceptable à travers la ville, va être hybride où les gens qui obtiendront le plus de bénéfices paieront plus que les autres», affirme-t-il.

Ce dernier mentionne aussi que la population sera bientôt consultée sur le sujet lors de séances de communication auxquelles seront conviés les résidents.

«Il y aura des présentations à l’intérieur de ces séances qui vont répondre à certaines questions qui ressortent du sondage et d’autres questions. L’objectif est de s’assurer que nos citoyens ont tous l’information nécessaire pour éventuellement arriver à une décision», dit-il.

La meilleure offre
Le ministre des Transports, Robert Poëti, a récemment proposé d’assumer 75% des coûts du projet au lieu de la moitié. Beaconsfield devrait assumer environ 5M$. M. Bourelle a qualifié lundi cette proposition de meilleure offre que la ville pourra obtenir.

«On a essayé de faire payer le MTQ 100% pendant des années. La réponse a toujours été non. Le ministre Poëti nous a fait une offre qui, dans mon esprit, ne reviendra probablement pas. Ceci étant dit, il faut décider: est-ce que nos citoyens sont prêts à payer?»

Le sondage et ses résultats peuvent être consultés en ligne sur le site web de la municipalité au http://www.beaconsfield.ca. Les résultats ont été pondérés par le sexe, l’âge, le statut de propriétaire-locataire et le district de résidence et comportent une marge d’erreur de 4%, et ce, 19 fois sur 20.

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