L’Autorité des marchés financiers (AMF) a intenté mercredi une poursuite pénale contre David Baazov, le patron d’Amaya, la firme détenant les sites web PokerStars et Full Tilt, ainsi que contre deux autres individus ayant des liens avec la firme basée à Pointe-Claire et trois autres compagnies pour délit d’initié.

La poursuite comprend 23 chefs d’accusation à l’encontre de Baazov, le vice-président Benjamin Ahdoot, un ancien conseiller financier à l’externe, Yoel Altman et les firmes Diocles Capital inc, Sababa Consulting inc. et 2374879 Ontario inc.

Président et actionnaire important d’Amaya, Baazov, fait face à cinq chefs d’accusation, notamment pour avoir aidé à transiger en possession d’information privilégiée, avoir influencé ou tenté d’influencer le cours du titre d’Amaya et avoir communiqué une information privilégiée.

«Ces allégations sont fausses et j’entends les contester vigoureusement. Bien que je sois profondément déçu de la décision de l’AMF, je suis très confiant que je serai reconnu innocent de tous les chefs d’accusation», a-t-il indiqué par voie de communiqué mercredi.

Autres accusations
Benjamin Ahdoot et Yoel Altman, Diocles Capital, Sababa Consulting inc et 2374879 Ontario inc. font face à un total de 17 chefs d’accusation en lien avec des délits d’initié.

Selon l’enquête menée par l’AMF, les intimés auraient notamment utilisé, entre décembre 2013 et juin 2014, de l’information privilégiée reliée aux titres d’Amaya pour transiger. Certains d’entre eux se seraient également concertés pour commettre certaines des infractions.

«Nous avons fait de la lutte aux délits d’initiés et aux manipulations de marché une de nos grandes priorités car ce type d’agissement affecte profondément la confiance du public et l’intégrité de nos marchés», indique le président-directeur général de l’AMF, Louis Morisset.

Ces infractions sont susceptibles d’entraîner des amendes importantes de même que des peines d’emprisonnement.

L’enquête de l’AMF se poursuit dans ce dossier et d’autres accusations pourraient être portées.

Litige
En janvier dernier, Amaya avait dû verser 9 millions de dollars (5,9 millions d’euros) aux autorités fiscales italiennes dans le règlement d’un litige avec leur filiale PokerStars.

Le gouvernement italien estimait que PokerStars lui devait environ 85 millions d’euros relativement aux activités exercées au cours des années d’imposition 2009 à 2014. Amaya qui avait acquis cette marque en août 2014, était au courant du litige lors de l’achat.

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