Devant les tribunaux dans un dossier d’autorisation de recours collectif contre elle, la pharmaceutique de Kirkland, Merck Canada, conteste des informations alléguant que son contraceptif Nuvaring causerait l’embolie pulmonaire.

Les procédures judiciaires contre la compagnie ont été lancées en octobre 2013 par une utilisatrice du contraceptif. La femme, Anne Marie Scalabrini a souffert de deux épisodes d’embolie pulmonaire, quatre ans après avoir commencé l’utilisation du dispositif.

Cette dernière tente depuis trois ans d’obtenir l’autorisation de la Cour supérieure afin de lancer un recours collectif contre Merck Canada. Selon elle, la compagnie aurait manqué à son devoir d’avertir les utilisatrices de NuvaRing des risques pour la santé liés à son utilisation.

Preuve appropriée
Le tribunal a accordé, le 24 mai, à la firme pharmaceutique de l’Ouest-de-l’Île la permission de produire une preuve appropriée, c’est-à-dire de contester les allégations contenues dans la preuve présentée par la requérante dans le but de «permettre une meilleure compréhension».

Cette procédure permettra à Merck Canada de déposer cinq documents à la cour, dont une étude intitulée «Transatlantic Active Surveillance on Cardiovascular Safety of NuvaRing (TASC)» ainsi qu’un complément à une étude sur laquelle s’appuie la requérante intitulée «Venous thrombosis in users of non-oral hormonal contraception: follow-up study, Denmark 2001-10».

Au total, la pharmaceutique avait déposé une requête afin de déposer six documents au dossier. Un seul a été refusé, soit l’affidavit du docteur Georges Welles, un épidémiologiste qui s’oppose aux conclusions des études présentées par la requérante.

Nuvaring
Anne Marie Scalabrini s’est fait prescrire du Nuvaring en 2007 et l’aurait utilisé pendant cinq ans. Plus de quatre ans après avoir commencé à l’utiliser, elle aurait commencé à souffrir de douleurs à la poitrine et aurait éprouvé de la difficulté à respirer, à dormir sur le dos et à se pencher.

En novembre 2012, elle aurait reçu un diagnostic d’embolie pulmonaire. En février 2013, elle aurait vécu un deuxième épisode de ce problème de santé qui arrive lorsqu’un caillot circulant dans le sang va obstruer l’artère pulmonaire.

Les docteurs Baldo et Le Gal qu’elle a consultés à la clinique des thromboses de l’Hôpital Montfort lui auraient indiqué que l’utilisation du contraceptif NuvaRing serait un facteur de risque relatif aux embolies pulmonaires.

Bien que les symptômes aient diminué, la requérante souffre toujours de douleurs à la poitrine et éprouverait encore des difficultés à respirer.

Dans les cinq documents autorisés par le tribunal à être déposés par la pharmaceutique, figure l’affidavit du docteur Martin Champagne, un hématologue dont Merck Canada a retenu les services afin d’analyser le dossier médical de Mme Scalabrini.

Dr. Champagne a émis plusieurs constats, mentionnant entre autres que la requérante présentait plusieurs facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), qui inclue l’embolie pulmonaire, comme le tabagisme et une prédisposition génétique (historique familial).

Contacté par TC Media, Merck Canada a indiqué par courriel qu’«elle ne fera aucun commentaire sur les procédures, sinon pour déclarer qu’elle les conteste».

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