François Lemieux/TC Media La quantité de tomodensitométries effectuées à l'Hôpital général du Lakeshore est passée de 5388 en 2014-2015 à 6726 en 2015-2016.

Alors que plusieurs centres hospitaliers font la manchette en raison de la diminution de leur offre de services, l’Hôpital général du Lakeshore à Pointe-Claire est parvenu l’année dernière à bonifier de manière significative la quantité de tomodensitométries de 25 % et l’accès à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) de 60 % pour les patients référés depuis la salle d’urgence.

Ce sont 1338 patients supplémentaires qui ont profité d’un test de tomodensitométrie, une forme de scanographie, en 2015-2016 alors que 339 tests d’IRM additionnels ont été effectués. La chef du service d’imagerie médicale, Véronique Rodella, affirme que ces succès ont été atteints sans augmenter le budget de son département ni en augmentant les listes d’attente.

«On a haussé notre capacité de testage, réorganisé nos plages horaires, changé nos protocoles, en plus de revoir l’espace qu’on donnait aux patients. J’ai changé les heures de mes technologues. Il y en a qui font commencent un petit peu plus tôt le jour et finissent un petit peu plus tard le soir», précise-t-elle.

Ces résultats découlent aussi de la restructuration de la ligne de service en salle d’urgence.

Unique au Québec
D’autres avancées notables au cours des dernières années incluent le développement d’un test sans radiation pour le diagnostic de l’embolie pulmonaire pour les femmes enceintes, en utilisant des techniques d’IRM spécialisées, une première au Québec.

Auparavant, les procédures de testage pour ce type de maladie comprenaient la tomodensitométrie et/ou la médecine nucléaire. Le test par IRM permet de ne pas exposer la mère ou l’enfant à la radiation, ce qui représente une façon de faire plus sûre.

«Les seins sont plus sensibles à la radiation pour ce qui est du développement du cancer. Le fœtus, quant à lui, est en croissance, alors il y a aussi un risque d’être exposé à la radiation. D’être en mesure de diriger les patients vers un test plus sécuritaire, c’est révolutionnaire», explique Fadi Aris, le chef de département de radiologie au Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île de Montréal.

Le département de néphrologie, au sein duquel on traite les maladies liées aux reins, a également profité d’avancées récemment. Au cours des dernières 10 années, le nombre de patients en hémodialyse a doublé, passant de 60 à 135.

Au cours de cette période, la dialyse péritonéale a été ajoutée aux formes de traitement offertes à l’Hôpital général du Lakeshore, une technique moins coûteuse que l’hémodialyse.

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