Collaboration spéciale - Anne Richard L'un des deux coyotes a été pris en flagrant délit, alors qu'il se baladait aux abords des ateliers municipaux de VMR.

Les propriétaires de petits animaux de Ville de Mont-Royal s’inquiètent de la présence de coyotes aux abords de la voie ferrée séparant VMR de l’arrondissement d’Outremont, une première dans le secteur.  Au moins deux animaux ont été aperçus à plusieurs reprises par des résidents.

L’apparition de l’animal en ville n’a rien de surprenant. À Montréal, la population de cette espèce atteindrait d’ailleurs les 1000 spécimens et elle serait en croissance, selon la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

«Encore cet après-midi [mardi], vers 13h15, j’ai levé les yeux et j’ai vu un des coyotes, raconte Anne Richard, qui habite le chemin Bates. Il n’a pas l’air gêné de sortir en plein jour. Un autre matin, j’ai entendu les deux bêtes hurler, et elles se répondaient l’une l’autre. Leur tanière semble être du côté des ateliers municipaux de Mont-Royal.»

Mme Richard, qui n’est pas la seule de son quartier a avoir aperçu les coyotes, affirme qu’elle tient son petit chien de deux kilos à l’oeil, et qu’elle évite d’aller le promener dans les environs. «Ce sont de gros individus. Ils n’ont pas l’air d’avoir de problème à trouver de la nourriture. C’est surtout dangereux pour les gens qui laissent sortir leurs chats librement.»

Une première
Selon la SPCA, si les chacals s’aventurent en milieu résidentiel, c’est généralement parce qu’ils ont été nourris par des humains.

C’est la première fois que des coyotes sont identifiés dans les environs. Les années précédentes, des renards avaient été signalés à l’administration de la ville.

«Nous n’avons trouvé aucun animal qui aurait pu être blessé ou tué par les coyotes. Nous allons demeurer vigilants, mais la SPCA recommande de ne pas perturber les animaux», souligne le directeur de la sécurité publique, André Maratta.

En effet, la SPCA  affirme que les coyotes ont un impact extrêmement positif sur la biodiversité d’une région et sur l’intégrité écologique.

«Les tuer ne fait que perturber l’ordre social naturel des bêtes dans la région. Il a été prouvé que le piégeage et la relocalisation sont inefficaces, tout en étant dangereux et cruels. Nous croyons qu’en prenant des mesures de précaution et en interagissant de façon intelligente avec les coyotes, nous pouvons apprendre à coexister pacifiquement.»

Sécurité
La SPCA rappelle qu’il est essentiel d’éviter d’approcher les animaux ou de leur donner de la nourriture. Si vous vous sentez menacés, il n’est pas recommandé de tourner le dos au coyote. Il faut se faire aussi grand que possible, agiter les bras et faire beaucoup de bruit. Ne laissez jamais un chien chasser un coyote. Il pourrait être gravement blessé.

Coyotes
Les coyotes ont plusieurs traits de ressemblance avec les chiens. D’un pelage gris jaunâtre avec rayures dorsales noires, ils ont un museau effilé avec les oreilles pointues, et pèsent entre 9 et 23 kilos. En ville, ils se nourrissent généralement de petits rongeurs, d’oiseaux, d’amphibiens, de sauterelles et de baies sauvages. Ils peuvent parfois s’aventurer dans les ordures pour trouver à manger dans les zones résidentielles. Ils ne représentent pas un danger direct pour l’être humain, mais il n’est pas recommandé de s’en approcher.

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