Gracieuseté-Devin Manky Ariane Bilodeau (à droite) et sa coach du club Les Mousquetaires, Tetyana Khalfaui.

Ariane Bilodeau affronte depuis trois ans les meilleures escrimeuses du monde. L’athlète d’Outremont qui aspire à participer aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo prendra part dans les prochains jours à deux autres compétitions internationales en Europe.

L’escrimeuse en est à sa dernière année dans la catégorie junior, mais cela ne l’empêche pas de se mesurer à des athlètes d’un plus haut niveau depuis deux ans.

«Je fais les coupes seniors pour me préparer quand je vais être senior l’année prochaine. […] Il faut du temps et de l’expérience, et c’est ce que je suis en train de rechercher», affirme-t-elle.

L’étudiante en science de la nature à Jean de Brébeuf constate que le niveau de compétition diffère de celui des juniors. Elle affronte des escrimeuses plus expérimentées.

«La majorité des filles sont âgées entre 26 et 30 ans. C’est donc plus difficile, mais en même temps c’est le fun parce que ça montre le niveau que je dois atteindre», explique l’athlète.

Sinusite

L’escrimeuse de 19 ans revient tout juste de sa première coupe du monde senior de la saison 2016-2017 à Cancun, au Mexique, où elle a terminé au 72e rang.

Ariane Bilodeau a été éliminée lors de son premier match des préliminaires après deux victoires et quatre défaites lors de l’étape des poules.

Une sinusite est venue compliquer ses chances de mieux performer. «J’étais vraiment malade et je prenais des antibiotiques», raconte-t-elle.

L’Outremontaise se dit tout de même satisfaite de son passage en sol mexicain. Alors qu’elle compétitionne habituellement contre des escrimeuses juniors, Bilodeau estime avoir bien tiré son épingle du jeu dans cette compétition senior.

«Ça montre que je suis au niveau et que je fais de mieux en mieux dans ces compétitions», soutient-elle.

L’athlète pourra se reprendre, en meilleure forme, la semaine prochaine en France après sa participation à une coupe du monde junior en Allemagne.

Un sport complet

Ariane Bilodeau pratique l’escrime depuis près de 10 ans. Son premier contact avec ce sport remonte à l’âge de 5 ans lors d’un camp de jour à Blainville.

«Ils nous avaient amenés dans une école où il y avait de l’escrime. Et j’avais trouvé ça cool», se souvient-elle.

Quelques années plus tard quand sa petite famille déménage à Montréal, elle s’inscrit en escrime dans sa nouvelle école qui offrait ce sport parmi les activités parascolaires.

Ariane Bilodeau aime pouvoir combiner forces physiques et mentales.

«C’est un sport de combat. Donc, tu dois être en forme physiquement, mais mentalement tu dois anticiper les actions de ton adversaire. Une fille peut être plus grande et plus forte que toi, mais si tu as une meilleure tactique, tu peux la battre», décrit-elle.

D’ailleurs, depuis peu, l’Outremontaise fait appel à un psychologue une à deux fois par mois pour l’aider dans sa préparation mentale.

Selon son entraîneuse du club Les Mousquetaires, Tetyana Khalfaui, Ariane est capable de changer radicalement sa tactique de combat si une ne marche pas, en plus d’avoir une force explosive.

escrime_ariane_bilodeau

 

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus