TC Media – Frédéric Lacroix-Couture Les élues d'Outremont ont autorisé, lundi soir, la direction de l'aménagement urbain à procéder à un appel d'offres pour embaucher un consultant qui aura à se pencher sur l'épineux dossier de la localisaiton des lieux de cultes.

Cinq mois après le référendum de l’avenue Bernard, Outremont embauchera une firme qui aura le mandat de consulter la population sur la localisation de nouveaux lieux de culte dans l’arrondissement.

«C’est une réflexion au même titre qu’on réfléchit sur la politique culturelle de la Ville de Montréal et sur la politique du patrimoine», a insisté durant la séance du conseil, la mairesse Marie Cinq-Mars, lundi soir.

La direction de l’aménagement urbain et du patrimoine d’Outremont ira en appel d’offres sur invitation au cours des prochaines semaines pour dénicher un consultant.

«Le résultat ultime recherché est de revenir au conseil d’arrondissement avec une proposition où l’usage lieux de culte serait ajouté et recevrait un niveau élevé d’acceptabilité sociale», peut-on lire dans la résolution adoptée à majorité par les élues lors de la dernière séance du conseil, le 3 avril.

La firme embauchée aura à déposer un portrait de la situation comprenant un diagnostic et une compréhension des enjeux d’ici novembre 2017. Le consultant devra ensuite prendre le pouls de la population avant avril 2018. La forme qu’aura cette consultation reste à déterminer.

Zone C-6

Au lendemain du référendum du 20 novembre sur l’interdiction d’ajouter des lieux de culte sur l’avenue Bernard, la mairesse Cinq-Mars avait promis vouloir discuter avec la communauté hassidique afin de trouver un autre secteur pour l’installation d’une nouvelle synagogue.

Mme Cinq-Mars assure que le travail du futur consultant ne viendra rien changer à ce qui a été décidé pour les avenues Bernard et Laurier.

Seule la conseillère Céline Forget a voté contre l’embauche d’une firme. Selon elle, des études ont déterminé que le meilleur emplacement  pour de nouveaux lieux de culte dans l’arrondissement était la zone C-6, située au bout de l’avenue Durocher, au nord de l’avenue Van Horne.

«On a été en consultation, en registre, en référendum et les gens se sont prononcés. Et là Mme Cinq-Mars dit avec sa motion, on recommence tout», a-t-elle soutenu avant de se voir fermer son micro par la mairesse.

Mme Cinq-Mars s’est dite choquée par les propos de Mme Forget. Elle s’est défendue de repartir à zéro dans ce dossier. Selon elle, l’embauche d’un consultant n’empêche pas de se pencher sur la zone C-6.

De son côté, la conseillère Mindy Pollak estime que mandater un consultant aurait dû être fait il y a un an. «On aurait pu éviter de diviser la population, de dépenser de l’argent et du temps. C’est une démarche nécessaire (le consultant) et j’ai hâte de voir les résultats», affirme-t-elle

Ailleurs à Montréal, rappelons que l’arrondissement Saint-Laurent devrait bientôt autoriser un changement de zonage pour l’ajout de lieux de culte sur son territoire après la tenue d’une consultation publique en mars.

Aucun membre de la communauté hassidique n’a pris la parole lors de la période de questions, concernant l’annonce de l’arrondissement.

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