Gracieuseté :L'Institut de la valorisation des données de l'Université de Montréal contribuera à la mise en place d'une grappe québécoise en intelligence artificielle.

Dans le cadre de la création future d’une «grappe québécoise de l’intelligence artificielle», Québec a annoncé lundi la naissance prochaine d’un institut en intelligence artificielle (IA) dans la métropole.

Le nouvel institut québécois, qui est entrain d’être mis en place, permettra de positionner la province comme un pôle de premier plan dans le domaine de l’innovation, a expliqué la ministre de l’Économie Dominique Anglade, en conférence de presse à l’Université de Montréal.

Pour illustrer l’impact de l’IA sur la population, la ministre a donné en exemple l’appartement adapté développé par le Laboratoire de recherche sur l’intelligence ambiante pour la reconnaissance d’activités de l’Université du Québec à Chicoutimi.

«C’est un système de capteurs qui permet à la personne en perte d’autonomie de la guider dans ses activités: fermeture de la cuisinière en cas d’oubli, calcul du poids de la nourriture, un signal qui indique la température de l’eau quand le bain est trop chaud», a expliqué la ministre.

La création de l’institut permettra de contribuer à la commercialisation des inventions technologiques qui découleront de la recherche.

La Grappe de l’IA

Groupe de collaboration entre les universités, les centres de recherches et les entreprises privées pour mettre de l’avant des technologies liées à l’intelligence artificielle.

Comité d’orientation

La stratégie derrière la future grappe sera développée par un comité d’orientation, coprésidé par le président de la firme Claridge [la société d’investissement privée de Steven Bronfman], Pierre Boivin.

Lui et son équipe de 11 membres ont reçu de Québec 100 M$ sur cinq ans, tel qu’annoncé dans le dernier budget provincial. Ils devront veiller au démarrage de la grappe et de l’institut. Le comité aidera aussi au démarrage d’entreprises qui exploiteront l’intelligence artificielle.

«L’objectif est de créer un écosystème qui permet autant à un jeune entrepreneur de démarrer une nouvelle compagnie avec des technologies qui ont découlé de nos talents, que de permettre à une grande entreprise de faire des projets de recherches concrets pour arriver à des solutions qu’elles doivent mettre en pratique», mentionne M. Boivin.

La future grappe québécoise pourra bénéficier de l’expertise de l’Institut de la valorisation des données de l’Université de Montréal, qui a notamment pour but de faire avancer les connaissances en matière d’intelligence artificielle.

Compétition mondiale

M. Boivin parle d’une course avec le reste du monde en matière d’intelligence artificielle. «La concurrence est féroce», dit-il.

Si le montant investi par Québec paraît minime en comparaison avec ce qui est dépensé dans la Silicon Valley en Californie ou à Toronto, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, estime que c’est le talent qui détermine le succès d’un pays plutôt que l’argent.

«Les résultats ne sont pas nécessairement proportionnels à la quantité d’argent que le gouvernement décide de mettre», fait-il valoir.

M. Couillard souhaite que le développement de l’intelligence artificielle puisse aide plusieurs secteurs d’activités de la province comme aux industries forestières, minières et agricoles.

2,8 milliards $

Le montant que prévoit investir le gouvernement du Québec au cours des cinq prochaines années en recherche et en innovation

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