Des employés de soutien mis à pied au début de l’été par le Collège Stanislas ont distribué des tracts aux parents d’élèves lors de la rentrée des classes, le 28 août. Ils demandent au conseil d’administration leur réintégration au sein de l’établissement et un retour à la table de négociation.

Pancartes à la main, plus d’une dizaine de personnes ont manifesté dans le calme pendant environ deux heures devant les portes du collège à Outremont, lundi matin.

«On voudrait bien se rasseoir et se regarder dans les blancs des yeux parce que je trouve ça de très mauvaise foi, la façon dont ils nous ont fait ça», soutient le président du Syndicat des employés de soutien du collège (CSN), Jean Lacoursière.

Il y a deux mois, une trentaine d’employés du collège ont été licenciés par lettre de huissier alors qu’ils étaient en négociation pour le renouvellement de leur convention collective, échue le 30 juin.

L’établissement de l’avenue Dollard a embauché une firme pour s’occuper de l’entretien en vue de faire des économies.

Selon M. Lacoursière, la plupart des parents n’étaient pas au courant de cette décision. Le syndicat a distribué des tracts les informant de la situation et les invitant à demander au CA la réintégration immédiate des travailleurs de soutien.

Faux message
Le directeur adjoint de l’institution, Michel Morin, dénonce le message du tract selon lequel «la direction du Collège Stanislas a jeté à la rue ses travailleurs».

«C’est un message qui est faux. J’insiste pour dire que c’est le conseil d’administration qui a pris une décision», mentionne M. Morin.

Il explique que la direction a mis en exécution la volonté du CA de faire appel à de la sous-traitance si les deux parties ne parvenaient pas à une entente.

La décision est tombée peu de temps après que l’offre patronale ait été rejetée à 100%, après une dernière rencontre devant le conciliateur. Les membres syndiqués avaient ensuite voté à 89% en faveur d’un mandat de grève générale illimitée.

Questionné à savoir si le collège envisage retourner à la table des négociations, M. Morin affirme que ce n’est pas impossible, mais que pour le moment, la direction n’a pas eu de mandat en ce sens de ses administrateurs.

De son côté, M. Lacoursière promet d’autres actions de visibilité d’ici les prochaines semaines.

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