Gracieuseté - Yves Perret Le Grand prix cycliste de Montréal en sera à sa huitième édition, le 10 septembre.

Outremont sera une nouvelle fois l’hôte du Grand prix cycliste de Montréal, dimanche. Le double champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, tentera d’y battre le vainqueur de l’an dernier, Greg Van Avermaet.

Près d’une vingtaine d’équipes de l’Union cycliste internationale (UCI) de la World Tour provenant de 13  pays pédaleront aux abords du mont Royal. Le circuit de l’UCI compte 30 courses, dont deux au Canada, qui rassemblent l’élite mondiale en cyclisme.

«C’est comme recevoir le Grand Prix de F1 à Montréal», décrit l’ancien cycliste professionnel, François Parisien, aujourd’hui analyste à RDS.

Une semaine avant les championnats du monde à Bergen, en Norvège, le parcours de Montréal représente une répétition parfaite pour les cyclistes, notamment en raison de l’exigence du circuit de la métropole.

«Ça vient peaufiner la préparation des coureurs. Ça sert en quelque sorte de rampe de lancement pour avoir un état de forme optimal», mentionne M. Parisien, qui a été champion canadien sur route en 2005.

Favoris

Les deux principaux athlètes à surveiller pour cette 8e édition du Grand prix cycliste de Montréal demeurent Peter Sagan et le Belge Greg Van Avermaet.

Le premier a mis la main sur la médaille d’or du Grand prix de Québec tandis que le deuxième a monté l’année dernière sur la première marche du podium dans la métropole.

«Ce sont pour moi les deux grands favoris. C’est dur de passer à côté parce qu’ils ont vraiment dominé l’an dernier», soutient l’analyste sportif.

De l’équipe allemande, Michael Matthews sera aussi à suivre.

«Il vise les championnats du monde. Il veut donc certainement essayer de gagner. Il a une bonne pointe de vitesse et un bon sprint à la fin. C’est donc quelqu’un qui est capable d’atteindre le podium», fait-il valoir.

Du côté de l’équipe nationale canadienne, composée entre autres d’Antoine Duchesne, Ryan Anderson et Matteo Dal-Cin, les chances sont minces de voir un participant se hisser au niveau, avance M. Parisien.

«On a de bons coureurs au Canada, mais là on va se battre contre l’élite mondiale, dit-il. Ce sont des coureurs qui ne courent pas à ce niveau-là, sauf Antoine Duchesne.»

Le cycliste québécois Bruno Langlois prendra quant à lui sa retraite après sept participations au GP de Montréal, souligne également François Parisien.

Très demandant

Le parcours montréalais s’avère très demandant et difficile, indique François Parisien, qui a pris part à trois reprises au GP de Montréal.

Le trajet compte plus de 4000 mètres de dénivelé, alors que ce chiffre en hautes montagnes au Tour de France s’élève à 3500 mètres.

«La particularité de Montréal est que c’est un circuit avec énormément de virages, mentionne M. Parisien. Quand on arrive dans Outremont, il y a des virages successifs à très haute vitesse jusqu’à l’avenue du Parc. On roule  plus de 60 km/h et on fait les virages à la limite de l’adhérence des pneus.»

Il ajoute que la côte de la Polytechnique est très dure en raison de sa descente en «s».

Le départ de la course se fera à 11h sur l’avenue du Parc, le 10 septembre. L’arrivée est prévue vers 16h30.

Artères inaccessibles

La tenue de la course entraînera la fermeture de plusieurs rues dans Outremont.  De 7h à 17h30, le Chemin de la Côte-Sainte-Catherine et le boulevard Mont-Royal seront en partie inaccessibles à la circulation.  Dès 8h45, ce sera autour des avenues Vincent-d’Indy et Perham jusqu’à 17h. Plusieurs interdictions de stationner seront émises à certains endroits. La Ville propose des stationnements alternatifs de 6h à minuit, comme le Pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal. Rappelons que les cyclistes passeront aussi par Édouard-Montpetit, ainsi que par les chemins de la Tour, Polytechnique et de la Rampe.

5

Le nombre d’heures que dure la course du Grand prix cycliste de Montréal. Les athlètes doivent pédaler 17 tours, d’une distance de 12,1 km chacun.

 

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