Photos : TC Media - Patrick Sicotte La clinique de psychologie et de neuropsychologie Neurosolution, qui fait ses débuts à Ville de Mont-Royal, a pour mission d'accompagner les enfants de la communauté dans leur développement.

Une première clinique de psychologie et de neuropsychologie principalement destinée aux enfants et aux familles, Neurosolution, s’installe à Ville de Mont-Royal.

Dans les locaux neufs du 233, avenue Dunbar, huit jeunes professionnels de diverses spécialités pratiquent ou pratiqueront bientôt leur métier. «J’ai voulu rassembler tout le monde sous un même toit pour assurer une continuité avec les patients», explique le fondateur de la clinique et neuropsychologue, Mark Chébli.

Son équipe intervient surtout auprès d’enfants, mais aussi avec des adultes, atteints d’un trouble du déficit d’attention (TDA) avec ou sans hyperactivité, d’autisme ou encore de troubles d’apprentissage comme la dyslexie ou la déficience intellectuelle. «Nous voulons soutenir le développement des jeunes dans la communauté et dans les environs», ajoute-t-il.
Processus
Les neuropsychologues réalisent d’abord avec chaque patient des évaluations d’une quinzaine d’heures, permettant de faire un diagnostic précis du trouble ou de la maladie mentale. Ensuite, le patient est référé à un psychologue ou à un psychoéducateur qui pourra le suivre et le traiter adéquatement.

«Un enfant peut avoir des problèmes d’attention puis finalement être diagnostiqué d’un trouble de l’anxiété. Au lieu de forcer les parents à retrouver un professionnel ailleurs, nous l’envoyons dans la salle d’à côté avec quelqu’un de confiance», indique M. Chébli. L’objectif est avant tout de réaliser un suivi plus personnalisé et plus soutenu auprès des patients.

«Nous cherchons à faire des évaluations neuropsychologiques plus poussées qu’ailleurs. On veut s’assurer de ne passer à côté de rien», révèle le neuropsychologue, précisant que certains rapports envoyés aux écoles ou aux parents font plus de 20 pages.

Pour lui, un autre atout de la clinique est son bilinguisme. «Presque tous nos membres parlent au moins l’anglais et le français. Nous vivons dans une réalité multiculturelle, c’est important de pouvoir l’adresser», croit-il.Travail collectif
M. Chébli a pour projet d’organiser des rencontres informatives à l’interne où chaque professionnel présenterait un aspect de son métier ou une problématique de son choix. «C’est une idée très intéressante pour apprendre de chacun et améliorer ses connaissances. C’est assez rare de faire cela dans une clinique», ajoute Mme Dezainde.

L’équipe est composée autant de professionnels établis, de doctorants venant de déposer leurs thèses, que d’étudiants au baccalauréat comme Carine Cobti, qui offre des services de tutorat à la clinique. La jeune femme de 20 ans souhaite devenir orthopédagogue. «J’ai eu une illumination en mathématiques étant plus jeune, grâce à mon tuteur. Maintenant, je veux faire la même chose pour les autres», dit-elle.

M. Chébli caressait depuis longtemps le rêve d’ouvrir ce genre de clinique. Trouver les locaux, penser le logo, les démarches pour la mettre sur pied l’ont fait sortir de sa zone de confort. «Je n’ai pas de formation en entrepreneuriat, donc j’ai dû apprendre beaucoup de choses sur le terrain», indique celui qui réside à Ville Mont-Royal.

Neurosolution est officiellement ouverte depuis le début de l’année et sa clientèle s’établit lentement, grâce au bouche à oreille.

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