TC Media - Patrick Sicotte Cédric M. a eu peur d'être renversé par un camion de la Ville de Mont-Royal alors qu'il roulait sur le boulevard Laird.

Un cycliste aurait été victime d’une manœuvre dangereuse et de menaces de la part d’un col bleu de Ville de Mont-Royal. Cédric M. a porté plainte et la municipalité dit avoir pris des mesures disciplinaires à son égard.

Le Montréalais affirme avoir passé «à deux doigts» de se faire renverser par un camion de VMR sur le boulevard Laird près du chemin Moyle, le 7 novembre.

Vers 8h30, Cédric M. roulait dans la voie de droite de l’artère longeant le parc Connaught comme chaque matin pour se rendre au travail à vélo dans le secteur Chabanel, à Ahuntsic. Un véhicule de la Ville se trouvant derrière a effectué un dépassement à moins d’un mètre de lui, afin d’éviter un camion stationné.

«J’ai senti le souffle du rétroviseur sur ma nuque. J’ai eu peur sur le coup. On était en basse vitesse, entre 25 et 30 km/h, mais c’était quand même proche», se souvient le cycliste, qui travaille dans une compagnie de génie-conseil.

Pourtant, le Code de la route est clair: les véhicules doivent respecter une distance de 1 mètre avec les cyclistes en cas de dépassement sur les voies où la limite est de 50 km/h ou moins. S’il n’est pas possible de respecter ces conditions, le dépassement dans la même voie de circulation est interdit.

«S’il m’avait touché, je serai peut-être tombé sur le trottoir, j’aurais été déséquilibré» – Cédric M.

Altercation

Mécontent, le cycliste a fait un signe de la main ce que ne semble pas avoir apprécié le col bleu qui s’est immobilisé quelques mètres plus loin.

S’en est suivi une querelle durant laquelle Cédric M. a reproché au conducteur d’avoir été dangereux.

«Il m’a répondu que ce n’était pas vrai et d’attendre la prochaine fois pour voir ce que c’est que de passer proche, raconte le jeune homme de 30 ans. Je lui ai demandé: « est-ce que tu es entrain de dire que la prochaine fois tu vas me foncer dedans? » Il a dit oui, c’est ça.»

En colère, Cédric M. admet avoir donné un coup sur le rétroviseur droit qui s’est rabattu sur lui-même.

La situation s’est envenimée quand le cycliste a voulu prendre l’immatriculation une fois le camion reparti.

«L’employé m’a demandé ce que je faisais. Je lui ai répondu que j’allais porter plainte à son patron parce qu’il était en train de me menacer de mort. Il m’a dit que ce n’était pas la peine et qu’on allait régler ça à la shop (le garage de la Ville)», mentionne Cédric M. qui s’est senti intimidé.

Sensibilisation

«L’employé a été rencontré rapidement par les gestionnaires de la Ville. Les mesures et actions jugées appropriées ont été appliquées», indique le porte-parole de la municipalité, Alain Côté.

La Ville refuse toutefois de préciser la nature des sanctions, notamment s’il y a eu suspension.

Cédric M. souhaite seulement que le col bleu soit sensibilisé au partage sécuritaire de la route tel que prescrit par la loi. Il soutient que les Monterois sont généralement courtois avec les cyclistes et que la situation est bien meilleure qu’ailleurs à Montréal.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!