Gracieuseté - Matias Capizzano Jean-René Kiekens-Arana a reçu en novembre une reconnaissance de la Fédération de voile du Québec pour ses performances de la dernière saison.

Un jeune athlète d’Outremont continue de naviguer avec succès dans l’univers du nautisme de compétition. Après avoir été nommé athlète de l’année par la Fédération de voile du Québec (FVQ), Jean-René Kiekens-Arana voguera en 2018 vers ses premiers championnats du monde.

Au cours de la dernière saison, il s’est illustré lors de différentes courses au niveau provincial et national, terminant souvent dans le top 10.

Ces performances ont valu au sportif de 13 ans le titre de l’athlète «Optimist» (nom donné au bateau utilisé par les 15 ans et moins) 2017 de la FVQ. Cet honneur vise à reconnaître les résultats exceptionnels ou l’amélioration d’un jeune durant l’année.

Cette nomination représente pour lui une source de motivation pour les prochaines compétitions. «Si on me donne ce prix, je trouve que je devrais tout de suite prouver qu’ils ont eu raison et que je vais faire de mon mieux», commente l’élève de l’école secondaire Mont-Royal.

D’ici quelques semaines, Jean-René pourra de nouveau montrer tous ses talents de navigateur. Il se rendra du 26 au 30 décembre à Miami pour participer au Orange Bowl qui regroupe quelques centaines de compétiteurs provenant d’un peu partout des Amériques.

En 2016, il avait terminé 82e au classement général. «Pour cette année, je me donne l’objectif d’être dans les 50 premiers», affirme-t-il.

Championnat du monde

Jean-René met aussi beaucoup d’efforts en vue du Championnat du monde Optimist qui aura lieu à Chypre en août. Il sera d’ailleurs le seul Québécois à y prendre part.

Courser sur la mer Méditerranée demande une préparation physique afin d’arriver à bien contrôler son bateau.

«Il y a beaucoup plus vent qu’au Québec. Je vais donc devoir me muscler et être beaucoup plus en forme pour être prêt à naviguer dans ces conditions. Je pratique ma flexibilité et je renforce surtout mes abdominaux», explique l’Outremontais qui ressent déjà une certaine nervosité.

Se qualifier à cette compétition internationale est très difficile alors que seulement les cinq meilleures athlètes des championnats nationaux sont choisis pour représenter le pays.

«J’ai eu un peu de chance parce que j’étais septième au Canada, mais deux personnes dans le top 5 n’ont pas voulu y aller», raconte-t-il.

Conscient que la crème des athlètes de sa catégorie y participera, Jean-René ne sait pas exactement à quoi s’attendre pour ses premiers championnats du monde.

Son père, Jean-Pierre, évoque aussi que le niveau est extraordinaire chez les autres compétiteurs à l’international, comme aux États-Unis et Amérique du Sud.

«Pour les Canadiens, c’est toujours très difficile parce que la saison de voile est tellement courte par rapport à ses pays. En Grèce, ils naviguent douze mois par an. Ils habitent et vont à l’école à côté du club. Ils s’entraînent tout le temps», soutient-il.

Débuts

Jean-René fait des courses depuis quelques années. C’est grâce à son père qu’il a commencé la voile à l’âge de cinq ans. Son paternel, qui a pratiqué la voile en Belgique, lui a montré les rudiments de ce sport. Maintenant, l’adolescent s’entraîne au Royal Saint-Laurent au lac Saint-Louis.

Jean-René apprécie la voile notamment pour son aspect stratégique alors qu’on doit adapter la navigation du bateau selon différentes conditions météorologiques.

Avant de s’envoler pour Chypre, le résident d’Outremont participera à différentes compétitions canadiennes en 2018.

 

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