Gracieuseté Lisette Jean a été récompensé par le Sénat du Canada, le 29 novembre, pour sa contribution envers la communauté avec son organisme qui aide les personnes endeuillées.

Le réconfort donné par une bénévole d’Outremont auprès de nombreux endeuillés au cours des 13 dernières années a été reconnu par le sénat canadien. Lisette Jean a reçu la médaille du 150e anniversaire pour son dévouement et sa générosité avec la fondation de la Maison Monbourquette.

Depuis 2004, l’organisme de l’avenue Bloomfield offre des ressources aux personnes vivant un deuil, où qu’ils soient au Québec. Il serait le seul service du genre dans la province.

«J’ai donné la possibilité aux endeuillés de venir parler, chose qu’on n’avait pas avant. Ils ont besoin de nous pour les aider à continuer à vivre leur vie», expose Mme Jean, fondatrice et présidente du conseil d’administration de la Maion Monbourquette.

La Maison met notamment à la disposition de ces personnes une ligne téléphonique d’écoute et propose des rencontres individuelles et de la musicothérapie.

Chaque semaine, Monbourquette aide 100 personnes en ligne et sur place. Au fil des ans, l’organisme a aussi apporté son soutien aux familles des victimes des tragédies de Lac-Mégantic et de L’Ilse-Verte.

Selon Mme Jean, son organisme à but non lucratif a eu un impact sur la manière dont on aborde le deuil grâce à son travail de sensibilisation.

«C’est maintenant de moins en moins tabou. Les gens peuvent avoir une période d’arrêt pour vivre leur deuil et on doit les respecter dans ce moment», soutient-elle.

Révélation  

Le nom de la Maison porte celui de Jean Monbourquette. La rencontre de Lisette Jean avec ce psychologue a été une révélation alors qu’elle traversait un moment difficile à la suite d’un accident de voiture, puis du décès de sa mère en 1984.

Après avoir lu son livre qui portait sur la guérison après un décès, elle prend contact avec M. Monbourquette. Il l’invite à l’une de ses conférences, qui change sa perception et l’aide à retrouver de la gaieté.

«Les gens pensent que tu fais une dépression, mais non, ce qu’on vit est normal», se souvient-elle.

Plus tard, Mme Jean lui lance l’idée de créer une ressource pour les personnes endeuillées, ce qui l’a accepté sans hésiter.

Ensemble, ils ont mis sur pied la maison et M. Monbourquette a formé plusieurs des bénévoles. Il a été présent jusqu’à sa mort, il y a six ans.

Médias

Le prochain objectif de Lisette Jean pour le développement de l’organisme est d’avoir plus de visibilité dans les médias. «Parce qu’on aimerait rejoindre davantage monsieur et madame Tout-le-monde», évoque la présidente.

La clientèle de la Maison Monbourquette est diversifiée, accueillant des adultes, des adolescents et des enfants. Ils ont perdu un proche dans différentes circonstances, comme un décès naturel ou une mort plus tragique comme un suicide ou un assassinat.

 

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