Des enfants souriants, des parents qui chantent, une distribution de cadeaux. Des moments de joie arrivent à s’installer dans les chambres du CHU Sainte-Justine à Noël, malgré la maladie. Deux membres du personnel de l’hôpital témoignent de la réalité de leur travail durant cette journée de réjouissance où les moments tragiques deviennent encore plus poignants.

Infirmière à l’unité pédiatrique depuis 27 ans, Sylvie Massé a travaillé à plusieurs reprises le 25 décembre et sera de nouveau en service cette année. Elle apprécie l’ambiance festive qui y règne.

«C’est joyeux. Les parents sont heureux même s’ils ne sont pas dans leur famille. Il y a tellement de monde qui vienne les voir dans la journée que ça fait passer un peu le bobo», fait valoir Mme Massé.

Les infirmières portent des chapeaux, mettent de la musique de Noël et décorent leur poste de travail. La veille, le père Noël rend visite aux jeunes patients.

«On prend plus le temps de jaser avec les familles et de s’asseoir avec les enfants parce qu’ils ont reçu un cadeau de leur tante ou de leur oncle», mentionne Mme Massé.

Plus facile

Aux yeux de la chirurgienne pédiatrique Sarah Bouchard, passer le temps des Fêtes dans un établissement pédiatrique demeure plus facile que dans tout autre hôpital.

«Les enfants ne sont jamais seuls. Ils sont toujours entourés de leur famille. Ce côté-là est présent à longueur d’année à Sainte-Justine parce que c’est un milieu riche en dévotion. Il y a quelque chose qui demeure toujours « joyeux » versus quand je vais dans un hôpital pour adultes où il y a des gens qui sont moins accompagnés», soutient l’Outremontaise.

Entre Noël et le Jour de l’an, le CHU Sainte-Justine donne aussi des congés à la maison à certains jeunes en leur remettant à l’avance leurs médicaments.

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Depuis son arrivée à Sainte-Justine en 2001, Dre Bouchard a soit été de garde à Noël ou le 1e janvier. Lors de ces journées, elle est contactée pour des opérations d’urgence. Le nombre d’appels varie d’une année à l’autre. La période peut être fortement occupée tout comme très tranquille.

Malgré les nombreuses chirurgies permettant la guérison, l’annonce d’une mauvaise nouvelle reste davantage marquante en ce temps des Fêtes.

«J’ai souvent en mémoire des enfants chez qui on a découvert une tumeur à Noël ou quelques jours avant. C’est plutôt ça qui m’accroche. C’est triste de voir une famille vivre cette souffrance dans un temps où tout le monde est heureux», témoigne la mère de quatre enfants.

Si un tel diagnostic chamboule toujours la vie des familles 365 jours par année, le chagrin est amplifié lorsque celui-ci tombe dans une période festive.

«Ça nous affecte quand c’est les autres journées de l’année, mais à Noël et au Jour de l’An on se dit que ça part mal l’année.  On trouve ça un peu plus triste», confie Mme Massé.

Peu importe le moment, l’approche pour faire part d’une telle nouvelle demeure la même et demande beaucoup d’empathie. Dre Bouchard tente aussi d’amener les familles à voir le côté positif à la suite d’une opération. Leur enfant est en processus de guérison.

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