Gracieuseté – Andrew Dobrowoisky La quantité importante de verglas a recouvert de glace Ville de Mont-Royal, causant le bris de branches et de fils électriques.

Vingt ans après la crise du verglas qui a plongé plusieurs régions du Québec dans le noir pendant des semaines, le personnel de la sécurité publique de Ville de Mont-Royal est encore mieux préparé à ce genre de situation d’urgence, selon son capitaine, Andrew Milukow.

«Il y a beaucoup de simulations qui se font et de cours qui se donnent. On est plus organisé. Par exemple, tous les bâtiments ont des génératrices. On a aussi des partenariats avec des commerces pour aller chercher de la nourriture ou de l’équipement au besoin», mentionne-t-il.

Depuis 1980, VMR est dotée d’un plan de mesures d’urgence qui définit le rôle de chacun. La Ville est maintenant aussi liée au Centre de sécurité civile de l’agglomération de Montréal. Elle compte de plus sur l’outil de télécommunications CodeRED qui permet de rejoindre des résidents par téléphone, texto ou courriel en cas de sinistre majeur. Les citoyens doivent s’inscrire sur le site web de la ville pour faire partie de la base de données du système. La municipalité procédera d’ailleurs à un appel test en février.

Refuge

À l’emploi de la sécurité publique au moment où 100 mm de pluie verglaçante sont tombés sur le sud du Québec entre le 5 et 10 janvier 1998, M. Milukow estime que VMR était déjà prête à l’époque à faire face à cette crise météorologique.

«J’ai trouvé que nos opérations étaient rapides», soutient-il. Dès le 6 janvier, et ce, pendant près de 10 jours, l’hôtel de ville s’est transformé en centre d’hébergement qui a accueilli jusqu’à 500 personnes et a servi 7 500 repas.

La sécurité publique intervenait aussi dans les quartiers résidentiels pour diriger les citoyens privés d’électricité vers le refuge. «Pour les personnes qui ne voulaient pas quitter leur maison, on leur apportait de la nourriture», raconte M. Milukow qui travaillait 12 heures par jour.

Pour lui, l’un des épisodes marquants de cette crise a été la mort de deux personnes âgées dans un incendie. Pour se réchauffer, le couple avait allumé leur barbecue à l’intérieur de leur résidence.

Cet événement a peut-être incité des personnes à quitter leur domicile, affirmait une employée du service des loisirs dans une édition spéciale du journal municipal Perspectives en 1998. Cette publication souligne qu’au-delà des moments difficiles, la crise a aussi fait place à un élan de générosité chez les citoyens.

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