Jean-Charles Labarre Le spectacle hommage Léveillé, entre Claude et moi, raconte comment les chansons et l’homme ont influencé la vie de Marie-Denise Pelletier.

Ils étaient faits pour se rencontrer, lui, de l’au-delà, avec ses chansons, et elle, sur scène, avec sa voix. Marie-Denise Pelletier présente en grande première au Théâtre Outremont son spectacle hommage Léveillée, entre Claude et moi.

Cette idée avait germé dans son esprit bien avant que Claude Léveillée ne décède le 9 juin 2011 à l’âge de 78 ans. Après des années de labeur, elle transposera sur scène ce qui a d’abord été un album.

«Ce projet imaginé avec Benoît Sarrasin était avant tout un spectacle. Cependant, l’accueil de l’album, sorti en novembre dernier, et les critiques qui l’ont suivi m’ont montré que nous allions dans la bonne direction», raconte la chanteuse.

Un obstacle de taille

Entre le rêve et la réalité, il y a eu les dédales successoraux de l’artiste donnant accès à son image. Puisqu’il n’était pas marié et que son fils unique est décédé en 1980 à l’âge de 20 ans, ce sont des membres distants de la famille de Claude Léveillée qui désormais décident ou non de l’utilisation de son œuvre et de son image.

Ils n’ont pas participé à l’élaboration de ce spectacle et personne n’a pu les rejoindre pour les inviter à la première. Ils espèrent qu’ils seront là.

«On rêvait d’avoir des photos de lui et même peut-être de faire un duo virtuel sur scène, mais cela n’a pas été possible. Cependant, on sentira sa présence sur scène d’une autre façon», mentionne Marie-Denise Pelletier.

Elle et son équipe ont opté sur l’éclairage pour créer des ambiances soutenant les émotions des chansons. L’idée de camper la facture visuelle de ce spectacle dans les années 60 a été un choix du célèbre metteur en scène, Serge Postigo, et de l’interprète.

«Étant donné que le spectacle s’appelle Léveillée, entre Claude et moi,  je raconte mon rapport avec ses chansons et ensuite avec lui, que j’ai eu la chance de côtoyer», explique l’artiste.

À la croisée des chemins

Pendant des années, ils étaient sous la même étiquette de disque et s’étaient croisés sur plusieurs spectacles et plateaux. Ironiquement, Claude Léveillée a fait son dernier enregistrement en studio sur l’album de Marie-Denise Pelletier, Les mots de Marnay, quelque temps avant son premier accident vasculaire cérébral, en avril 2004.

Cet été, cela fera déjà 7 ans que Claude Léveillée est décédé. A-t-elle le sentiment que nous avons pris conscience de l’ampleur de l’artiste qui nous a quittés?

«À une époque où l’on passe rapidement à autre chose, je crois que la mémoire ce doit d’être,  soutient l’interprète. Si jamais je peux le faire découvrir aux plus jeunes générations tant mieux. Ses chansons sont universelles et indémodables.»

Paradoxe

Lorsque l’on demande à Marie-Denise Pelletier de décrire Claude Léveillée en un mot, elle répond après  un moment de silence qu’il était un grand paradoxe.

«Il était à la fois dans la démesure et dans l’intériorité. Il voyageait constamment d’un côté à l’autre. »

Léveillée, entre Claude et moi, jeudi 22 février, 20h. Théâtre Outremont.

Pour informations

(514) 495-9944

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!