Mohamed Ariba Les élèves de classes d'accueil de l’école Paul-Gérin-Lajoie d’Outremont ont participé au projet-pilote Hémisphères.

L’idée d’introduire, avec l’aide d’enseignants, les arts et la culture aux activités et cours du primaire et secondaire se veut à la fois simple et novatrice. Le projet pilote Hémisphères, qui fait référence aux hémisphères terrestres comme à ceux du cerveau, est déployé dans une dizaine d’institutions scolaires, dont l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont.

«Nous souhaitons que les écoles mettent les arts et la culture au cœur de leurs enseignements afin d’inclure des éléments ou des objets reliés à ces domaines dans toutes les matières. La culture est le socle sur lequel on se développe, elle englobe notre langue et nos valeurs», mentionne avec passion la directrice générale de l’organisme Culture pour tous, Louise Sicuro.

Sur le terrain

Dix écoles, de sept régions du Québec, épaulé par huit chercheurs issus de facultés d’enseignements se sont greffées à Hémisphères. À l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont, des classes d’accueil – des élèves de 12 à 17 ans, se familiarisant avec la langue, l’écriture et la lecture – ont pu profiter du programme.

Avec Regard ado, les étudiants, en collaboration avec des humoristes de l’École nationale de l’humour, devaient écrire, scénariser, apprendre, jouer et construire leur décor. Puis, avec cinéaste et équipe de production, ils devaient les tourner. Elles ont été diffusées lors d’une soirée au Théâtre Outremont.

«Ils ont pu découvrir des Québécois dans leurs vies de tous les jours. Cela leur a permis de se familiariser avec la société et connaître des métiers comme perchiste, caméraman, scénariste, etc.», mentionne Nathalie Vézina, enseignante dans l’une des sept classes d’accueil de l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont.

Slam et spectacle

La slameuse, Queen Ka, une Québécoise d’origine tunisienne, a accompagné les élèves dans le projet De la poésie au Slam.

«Après deux rencontres avec l’artiste, les élèves ont créé un poème qu’ils ont travaillé en classe. Ensuite, ils ont appris à le déclamer à la façon slam. Les élèves ont pu réciter leurs poèmes en direct durant le dîner dans l’intercom ou sur la place publique de l’école», raconte Mme Vézina. Cela s’est conclu avec un spectacle de Queen Ka à la Place des Arts.

Le dernier des volets d’Hémisphères a servi à regrouper toutes les disciplines préférées des jeunes pour en faire un événement majeur.

«Il y a eu de la danse, de la poésie, du slam et de l’histoire. Avec l’aide du metteur en scène Simon Boulerice, cela a abouti à un spectacle d’une heure et demie, présenté deux fois à l’école. Hémisphères nous a permis de faire vivre la culture à nos élèves et qu’elle ait du sens dans leur apprentissage», ajoute l’enseignante de classe d’accueil.

Prometteur

Le projet a suscité un sentiment d’appartenance et de fierté chez ces étudiants qui proviennent de toutes cultures et pays.

«Un chercheur du projet est venu les questionner. Cela m’a émue d’entendre mes élèves dire à quel point ils avaient aimé les projets et qu’ils se sentaient plus Québécois. De petites racines ont commencé à pousser», ajoute Mme Vézina.

À la mi-juin, la ministre de la Culture et des Communications, Marie Monpetit, devrait annoncer le plan d’action lié à la nouvelle politique culturelle. Les directions d’écoles, les enseignants et les élèves concernés sauront à ce moment si Hémisphères passera de projet pilote à implantation dans les écoles.

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