Laurence Clanet-Tavaris/Collaboration spéciale Âgée 77 ans, Odile Loulou était la doyenne du demi-marathon de Montréal, qui s'est déroulé le matin du 23 septembre.

C’est avec le sentiment du devoir accompli qu’Odile Loulou, 77 ans, a franchi dimanche la ligne d’arrivée du demi-marathon de Montréal, une course de 21,1 km dont elle était la doyenne.

Entourée de son mari et de son entraîneuse, qui l’a accompagnée tout au long de l’épreuve physique, la résidante de Ville de Mont-Royal brandissait fièrement sa médaille, le résultat d’un entraînement intensif de plusieurs mois qui lui aura valu la première place de sa catégorie des 75 ans et plus.

«Je ne m’attendais pas du tout à ça, surtout que j’ai dû marcher les trois derniers kilomètres parce que j’avais d’énormes crampes aux mollets», souligne la sportive, qui a complété sa course en 2 heures 54 minutes.

À peine était-elle revenue chez elle qu’elle songeait déjà à son entraînement pour la prochaine course. «C’est certain que je veux recommencer l’an prochain, mais je veux mieux me préparer. Je n’étais pas aussi prête que je l’aurais voulu, en raison des grosses chaleurs de cet été», lance-t-elle, en ajoutant qu’elle recommencerait dès mercredi.

Bien qu’elle ait toujours été active, étant une adepte de vélo et de ski, Odile Loulou s’est mise à la course il y a seulement sept ans, par plaisir de découvrir un nouveau sport. «Une de mes amies m’a proposé de me mettre à la course et je me suis dit: « Pourquoi pas. » Mon mari n’était pas très d’accord, il disait que ce n’était pas un sport pour les vieux», rigole la septuagénaire.

Elle a toutefois fait fi de ses commentaires et a contacté Laurence Clanet-Tavaris, une coach en conditionnement et en préparation physique, afin de l’aider à développer sa technique. «Odile, c’est ma cliente la plus âgée. On s’est rencontrés alors qu’elle avait 70 ans et qu’elle découvrait la course. Elle est très disciplinée et a une régularité exemplaire. C’est une élève modèle», lance l’entraîneuse.

Sa discipline a transparu tout au long de l’été, alors qu’elle s’entraînait deux fois par semaine en plus de s’adonner à d’autres activités sportives lors de ses jours de congé, et ce, malgré une fracture à la jambe survenue cet hiver.

«Mais ce que j’ai trouvé le plus difficile, ç’a été de couper l’alcool pendant quatre mois», s’esclaffe-t-elle, prête à fêter son exploit avec une coupe de champagne.

Une passion
La Monteroise n’aurait jamais cru participer à un demi-marathon dans sa vie. Elle n’y croyait pas encore à l’approche du grand jour. «Si j’y arrive, j’y arrive. C’est la plus longue distance que je n’ai jamais faite», disait-elle au bout du fil, à deux jours de la date fatidique.

Maintenant qu’elle a réussi son défi avec brio, elle envisage même de s’inscrire éventuellement à un marathon. «Qui sait? Peut-être que je vais le faire à mes 80 ans», lance-t-elle.

Ce sport est devenu une véritable passion pour Mme Loulou. «J’adore ça, ça m’oxygène le cerveau et je profite de la nature. Je vais continuer tant que je le pourrai», dit celle qui parcourt régulièrement les sentiers du mont Royal, à deux pas de chez elle.

Chose certaine, elle suscite l’admiration de son entraîneuse et de ses proches, en plus d’être une source d’inspiration pour tous ceux qui souhaitent s’initier à la course. Elle est la preuve vivante qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

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