Organisme d’aide aux femmes, Le Chaînon a remis un Prix-hommage Yvonne-Maisonneuve, décerné chaque année à un partenaire du Chaînon pour son soutien exceptionnel, à l’Outremontaise Madeleine Rousseau, récompensée pour ses 27 ans d’engagement.

Le Gala des marraines du 80e anniversaire du Chaînon début novembre s’est avéré un rendez-vous mémorable à tous égards, une rencontre empreinte de solidarité en faveur des femmes en difficulté.

Maillon par maillon, le Chaînon a su rallier à la cause des centaines de nouveaux partenaires et bénévoles depuis 80 ans! «C’est un momentum unique dans l’histoire du Chaînon, qui a tant besoin qu’on se mobilise pour aider les femmes en difficulté à reprendre le contrôle de leur vie», a déclaré la directrice générale du Chaînon, Marcèle Lamarche.

Le Chaînon a profité de cet anniversaire pour remettre le Prix-hommage Yvonne-Maisonneuve, décerné chaque année à un partenaire du Chaînon pour son soutien exceptionnel.

«C’est ma tante Claire qui m’a donné la piqûre des bazars en m’offrant, à l’âge de 10 ans, d’être vendeuse à la tombola des Pères Blancs. Puis, quand j’étais journaliste dans les années 1970, dans ma vingtaine, j’ai acquis ma conscience sociale en me spécialisant dans les sujets « human interest »», relate Madeleine Rousseau.

«Enfin, c’est au Chaînon que j’ai mis ensemble tous ces plaisirs et intérêts. J’ai planifié des campagnes de financement, cuisiné seule, pendant un an, tout le repas du dimanche soir pour 50 personnes, coordonné plusieurs bazars, organisé les festivités du 60e anniversaire, fait la fête de Noël des employés, chaque année, pendant ces 27 années… »

Un hommage partagé

Madeleine Rousseau partage cet honneur avec sa sœur Louise, à l’extérieur du Québec lors de l’événement. « On nous appelle « les sœurs Kessler du bénévolat » ! Durant notre bonne époque de « quêtage », un dicton disait: « quand une soeur Rousseau te sollicite, mieux vaut lui dire oui maintenant… que plus tard! »», raconte Madeleine.

Dans son discours de remerciement, «ce ne sont pas toutes les femmes qui ont ma chance… », a ajouté Madeleine Rousseau. « Cela fait presque la moitié de ma vie que je fréquente le Chaînon, cette maison unique, avec une mission immense, constamment renouvelée, mais qui est de toujours aider les femmes les plus démunies de notre société et dont personne ne s’occupe! » a-t-elle déclaré.

Elle a félicité les associées du Chaînon, «qui accomplissent un travail gigantesque auprès des femmes seules à affronter leurs problèmes, et me donnent depuis 27 ans de grandes leçons de vie simplement, avec humilité, un beau sourire et la plus grande ouverture d’esprit.»

La peinture comme exutoire

À 63 ans, Madeleine Rousseau se considère comme une femme choyée, qui pourtant a eu sa part de problèmes. « Cependant, j’ai la très grande chance d’avoir toujours eu des capacités en moi pour me remonter et des personnes proches pour m’écouter et m’épauler. Aussi, la peinture est un exutoire vraiment extraordinaire… » Elle proposait d’ailleurs un de ses tableaux à l’encan silencieux, lequel s’est vendu 2050$ au profit du Chaînon.

Le Chaînon

Maison d’hébergement bien enracinée à Montréal, Le Chaînon a pour mission d’accueillir et d’accompagner les femmes en difficulté. Depuis 1932, à toute heure, 365 jours par année, les femmes en difficulté peuvent frapper à la porte du Chaînon et y trouver une oreille attentive de même qu’un accueil inconditionnel qui leur permet de puiser des énergies nouvelles et de retrouver confiance en la vie.

(Source: Le Chaînon)

http://www.lechainon.org

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