Bien entendu, je ne connais pas personnellement le fameux Robin des Bois, mais je peux vous dire que je fréquente quelqu’un qui lui ressemble étrangement, il s’appelle Guylain et c’est mon mari.

Moi je n’ai plus de doute, je crois définitivement qu’ils sont de la même descendance. Pas de la même époque certainement, même si parfois je suis portée à le croire. Par contre, ils font assurément partie du même genre : celui de « coureur des bois ». Vous ne comprenez peut-être pas tout à fait le lien avec ma chronique sucrée, mais ça viendra plus vite que vous ne le pensez. Patience…

Je disais donc que j’avais choisi le style «Ovila» comme conjoint de vie. Et, qui dit Ovila, dit disparitions fréquentes de son homme vers la forêt. Avec le temps j’ai cessé de le chercher, car jusqu’à présent, il revient toujours quand il a faim! C’est un coureur des bois assez prévisible, je dois l’admettre. Je ne m’offusque plus de ses escapades forestières et j’ai cessé depuis belle lurette de  »compétitionner » avec sa pelle mécanique.

Tout cela pour vous dire qu’après 15 ans de vie commune, j’aurais dû me méfier dimanche lorsqu’il m’a gentiment invitée à prendre une belle marche dans le bois, juste lui et moi… Pour lui, une marche ne se pratique pas sur un sentier. C’est beaucoup plus trépidant de passer à travers les branches et de se faire son propre chemin, armé d’un gros sécateur!

Je l’ai tout de même vu venir avec sa belle marche! En voyant mon air suspicieux, il m’a rassurée et promis qu’on se baladerait juste un peu dans le bois et beaucoup sur les sentiers… Hummm, disons que je me suis fait avoir ! Premièrement, la fameuse balade a duré 3h au lieu d’une et mes pieds ne se souviennent pas avoir touchés le sol des supposés sentiers! Des branches par contre, j’en ai vu en masse !

Vous me direz : du beau temps de qualité avec son amoureux, c’est précieux. Vous avez raison, la première heure s’est bien déroulée, je le trouvais tout de même séduisant avec sa chemise à carreaux et ses gros bras arrachant tout sur son passage. Après avoir rêvassé, tout en ramassant les branches qu’il laissait derrière lui, je me suis dit qu’on jaserait sûrement un peu.

Et bien non! Le Guylain des Bois était bien plus intéressé à jouer avec son sécateur qu’à faire le communicateur! En fait, je me rappelle seulement qu’à un certain moment, il est devenu très excité de me parler du tas de crottes de chevreuil qu’on venait de croiser. Vraiment, je suis très fière de nos capacités à échanger dans l’intimité de la forêt !

Vous vous demandez maintenant quelle recette je vais vous laisser aujourd’hui ? Finalement, en marchant trois heures dans la forêt avec un sourd et muet, j’ai eu le temps de concocter dans ma tête, rien de moins qu’un gâteau au fromage, chocolat, caramel à la fleur de sel et pacanes pralinées. Qui aurait cru qu’un Guylain des bois était si inspirant ? Au moins, notre super balade aura servi à satisfaire mes lecteurs gourmands!

Bon appétit de ma part et de… Guylain des Bois!

Gâteau fromage, chocolat, caramel à la fleur de sel et pacanes pralinées

1 1/3 tasse de chapelure de biscuits Oréo

1/3 tasse de beurre non salé fondu

4 paquets (250 gr. chacun) de fromage Philadelphia régulier à la température de la pièce

1 tasse de sucre

2 c. à thé de vanille

4 œufs à la température de la pièce

6 onces de chocolat mi-sucré, fondu

1/2 tasse de pacanes pralinées du commerce hachées

1 tasse de caramel à la fleur de sel du commerce

Préchauffer le four à 325°F.

Beurrer le fond et les côtés d’un moule à charnière de 9 po.

Mélanger la chapelure Oréo avec le beurre fondu et bien presser dans le fond du moule.

Cuire au four 5 min.

Réserver.

Dans un grand bol, battre le fromage à la crème, le sucre et la vanille au batteur électrique à vitesse moyenne-élevée jusqu’à l’obtention d’une consistance légère en raclant souvent les parois du bol.

À basse vitesse, ajouter les oeufs, un à la fois, en mélangeant juste assez pour lier les ingrédients sans incorporer trop d’air.

Incorporer le chocolat fondu en mélangeant doucement et verser sur la croûte.

Cuire environ 1 h ou jusqu’à ce que le centre soit presque cuit.

Déposer sur une grille et passer la lame d’un couteau autour du gâteau afin d’éviter que le gâteau craque.

Laisser refroidir complètement avant de réfrigérer 5h.

Démouler et parsemer le gâteau de pacanes pralinées.

Verser la sauce au caramel.

Ouf! Trop bon!

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