Avec La Dame, Luc Besson livre une vision intimiste de Aung San Suu Kyi, l’opposante politique birmane. Une histoire d’amour et de sacrifices et un hommage plus cinématographique que politique.

Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991, est devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie. Ce film retrace l’histoire de l’activiste birmane et celle de son mari britannique, Michael Aris.

Un biopic bouleversant sur la dissidente birmane, dans lequel Luc Besson révèle un visage méconnu du prix Nobel de la paix : femme, épouse, mère, avec des doutes, mais une incroyable sérénité face à l’épreuve, mais aussi ses souffrances.

Ce film rend hommage à cette fille d’un général assassiné par la dictature birmane, engagée à son tour dans la résistance, assignée à résidence pendant vingt-trois ans, couronnée du Prix Nobel de la Paix en 1991.

Après une longue lutte, son parti politique a remporté les élections, mais les militaires n’ont jamais quitté le pouvoir. Elle a été libérée en novembre 2010, mais ses libertés sont toujours limitées à l’intérieur du pays.

Le portrait de cette héroïne est tracé à travers l’histoire d’amour hors du commun, qui unit cette femme d’exception à son mari, Michael Aris. Aung San Suu Kyi sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple.

Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie.

Le film raconte la douleur de cette mère séparée pendant dix ans de ses deux fils, et le déchirement d’une femme qui choisit, à un moment, de ne plus voir son mari jusqu’à la fin de sa vie, plutôt que de mettre en péril la cause pour laquelle elle se bat.

En effet, Michael Aris est mort d’un cancer le jour de son 53e anniversaire en 1999. Mise en résidence surveillée dès 1989, Aung San Suu Kyi ne verra dès lors son mari que cinq fois, et pour la dernière fois, à Noël 1995.

La Dame, c’est l’histoire d’une femme très influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie et qui continue son combat de nos jours.

Elle sera faite citoyenne d’honneur du Canada le 17 octobre 2007. Elle a été élue députée pour la première fois le 1er avril 2012. Aung San Suu Kyi n’a reçu son prix Nobel de la Paix, décerné en 1991, que le 16 juin 2012 à Oslo avec un retard de 21 ans.

Présenté en version originale anglaise sous-titrée en français, cette coproduction franco-britannique de 127 minutes met en vedette Michelle Yeoh, David Thewlis, Jonathan Woodhouse et Jonathan Raggett. La projection sera précédée du court-métrage Retouches.

À venir à l’écran du Ciné-Outremont…

Inch’Allah, le film de l’ancienne élève du Collège Stanislas, Anaïs Barbeau-Lavalette (Québec, 2012, 101 minutes), avec Évelyne Brochu, Sivan Levy, Marie-Thérèse Fortin, Carlo Brandt, Sabrina Ouazani, Hammoudeh Alkarmi, Yousef Sweid et Zorah Benali, sera présenté les lundi 4 et mardi 5 février à 19h30.

Dans la clinique de fortune d’un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, une jeune obstétricienne québécoise, accompagne les femmes enceintes. Entre les checkpoints et le Mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent : Rand, une patiente pour laquelle Chloé développe une profonde affection, Faysal, et Safi, ses frères et Ava, jeune militaire, voisine de palier de l’appartement de Chloé en Israël.

(M.J.-F.) (Source: Théâtre Outremont)

Les 28 et 29 janvier

Ciné-Outremont, le rendez-vous des cinéphiles, tous les lundis et mardis à 19h30, au Théâtre Outremont (1248, avenue Bernard Ouest). 514 495-9944 http://www.theatreoutremont.cahttp://www.cinemasparalleles.qc.ca

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