Sylvain Gagnon « Je suis entré en politique pour nos enfants », affirme le candidat à la direction du PLQ Raymond Bachand.
Le premier débat des aspirants-chefs à la direction du Parti Libéral du Québec (PLQ) a eu lieu dimanche dernier à Montréal. En lice, Philippe Couillard, ancien député de Mont-Royal; Pierre Moreau, ex-ministre des Transports, et Raymond Bachand, député d’Outremont, ex ministre des Finances. Même si les positions restent sensiblement identiques, les approches diffèrent. Voici un résumé des positions avancées par le candidat outremontais.

Ce premier débat avait pour thème l’éducation et tout ce qui en découle, à savoir la crise étudiante, le financement des universités, le décrochage scolaire, la formation technique, l’usage du français, le bilinguisme, l’immigration et la francisation.

« Il faut prendre bonne note du message du 4 septembre, et regagner la confiance des Québécois », a déclaré Raymond Bachand dans son introduction. Puis abordant la crise étudiante et le financement des universités, « la Loi 78 a permis de terminer la session scolaire et d’arrêter la violence d’un coup net. Les universités sont la clé de la réussite économique moderne. Il faut ajouter du financement. Tous les Québécois doivent y contribuer et les étudiants doivent y apporter leur juste part. Est-ce juste de ne pas demander de participer à des gens qui vont gagner beaucoup alors que leurs études sont payées par des gens qui ne gagneront jamais autant ? »

« Les étudiants en médecine contribuent de 5 à 10% du coût de leurs études. En sciences humaines, c’est 50%, alors que la musique est parmi les études les plus chères. C’est une question de justice sociale. »

« Le décrochage scolaire est un drame personnel et un problème social. Il est de la responsabilité des parents et de la société dans son ensemble. Les gens qui entourent un jeune doivent croire aux valeurs des études. Il faut enrichir le milieu scolaire, donner des moyens à nos enseignants pour donner le goût de continuer. »

« Les commissions scolaires doivent être au service des écoles et leur laisser plus d’autonomie pédagogique. Il faut donner à nos jeunes le goût des métiers et des emplois en allant chercher des talents dans la communauté avec une obligation de bénévolat pour les étudiants de 15 à 25 ans. »

« En parallèle, il faut valoriser les formations professionnelles et investir dans les entreprises d’économie sociale. Le défi majeur de l’économie du Québec c’est le renouvellement de la main d’oeuvre pour les 10 prochaines années. Nous avons besoin des travailleurs immigrants et diplômés, des travailleurs d’expérience pour aider nos entreprises à faire face à la pénurie de main d’oeuvre qui s’annonce : 200 000 futurs retraités ont 62 ans et plus et le Québec va frapper un mur démographique d’ici 2020. »

« Ce problème de croissance démographique est aussi un problème de croissance économique. Une entreprise qui ne peut pas assurer une commande à cause d’un manque de personnel qualifié, c’est une commande perdue pour le Québec. L’immigration est une des solutions à cette pénurie de main d’œuvre, mais il faudra que les ordres professionnels s’assouplissent… »

« Nous devons faire des efforts pour accueillir et bien intégrer les immigrants, les aider à relever le défi du premier emploi et leur donner les moyens de vivre en français. Je ne compte pas rouvrir la Loi 101. Le français progresse dans le monde du travail, mais nous devons être vigilant quant à son usage dans la vie sociale. »

Abordant la Commission Charbonneau, et le cynisme de la population envers les politiciens, Raymond Bachand a rappelé que « des milliers de citoyens donnent à des partis parce qu’ils y croient, mais il y aura toujours des bandits et des comportements déviants. Mais ce n’est pas parce qu’il y a un Vincent-Lacroix que tous les conseillers financiers sont des mécréants. »

« C’est une question d’intégrité fondamentale qui touche à la confiance de la population envers ses politiciens. On aurait dû agir plus vite pour mettre en place cette commission. Selon moi, un fonctionnaire impliqué en justice devra quitter ses fonctions jusqu’à une décision de justice. La confiance de la population reviendra avec les actions que nous poserons. »

Et le candidat Bachand a conclu en déclarant : « je suis entré en politique pour nos enfants. C’est un métier noble. Il faut s’occuper de nos affaires collectives et développer une économie forte pour rester maître de notre destin, pour offrir des emplois à notre jeunesse et financer nos programmes d’emploi et de santé.

D’autres débats…

Le prochain débat aura lieu le 20 janvier à Québec autour du thème « Comment mieux gouverner ? ». Deux autres débats suivront les 27 janvier et 2 février. Celui du 26 janvier sera en anglais. On pourra suivre chacun d’entre eux en direct sur le site internet du PLQ.

À lire, une entrevue avec Raymond Bachand dans une prochaine édition de L’Express d’Outremont.

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