Sylvain Gagnon Un des questions du public concernait les orientations de l'arrondissement en termes de zonage et de piétonisation du futur campus universitaire d’Outremont.
Une trentaine de personnes assistaient à la séance du conseil d’arrondissement le 4 février dernier. Hormis les interventions liées à la Fête de la Pourim abordée dans nos colonnes la semaine dernière, les questions du public ont abordées les terrasses d’été, les jardins communautaires, la sécurité de la piste cyclable, l’aménagement du site Outremont, la vitesse de la circulation et le stationnement.

En guise de mot d’accueil, la mairesse Marie Cinq-Mars a tout d’abord rappelé la Fête d’hiver qui s’était bien déroulée au parc Saint-Viateur. Puis il fut question des nids-de-poule, une conséquence récurrente d’un hiver froid et de ses redoux successifs. «Le service des travaux publics veille à en réparer toutes les semaines», a précisé Pierre Chapuis, directeur de l’arrondissement.

«Le conseil municipal de Montréal a voté la semaine dernière l’octroi de dix millions de dollars pour la réfection temporaire du viaduc Rockland. 21 000 personnes transitent soir et matin sur cette infrastructure. C’est l’un des dix viaducs les plus en mauvais état de Montréal.»

Ces travaux urgents commenceraient à l’automne 2013. Ce budget permettra la survie du viaduc pour les 15 prochaines années. Le temps pour le site Outremont de se mettre en place et de redéfinir la fonctionnalité de ce viaduc. «Cette décision est une bonne nouvelle qui aura pour effet de prolonger également la vie du parc canin situé juste à côté.»

Les questions du public

Mikael Joannidès est venu rappeler que la terrasse de la boulangerie Le Paltoquet existe depuis trois ans. «Cette terrasse a été améliorée par une plate-forme en bois. Or, le commerce a reçu un avis interdisant la plateforme et recommandant de revenir sur le sol dénivelé du trottoir. Pourquoi cette décision trois ans plus tard ?»

«C’est d’autant plus surprenant que la terrasse est installée sur le domaine privé de la copropriété de l’immeuble concerné. On parle de revitaliser l’avenue Van Horne, mais plusieurs commerçants nous font part de leurs griefs face à certaines décisions administratives.»

«Le permis de terrasse sur le trottoir est valide depuis 2006, admet Pierre Chapuis, mais il n’autorisait pas une plate-forme. L’objectif de cette mesure cible l’accessibilité universelle aux personnes à mobilité réduite.»

Le Paltoquet devra peut-être revoir la structure de sa plate-forme pour permettre à tous les clients d’en bénéficier. En parallèle, la mairesse s’est dite prête à rencontrer les commerçants pour en entendre les griefs.

À propos de la gare de triage, Francis Marcouiller a demandé qu’elles étaient les orientations de l’arrondissement en termes de zonage, de piétonisation, «et qu’en sera-t-il de la rue centrale du site ?»

«Le passage souterrain n’est encore qu’un projet qui nécessite encore nombre d’études, a répondu Marie Cinq-Mars. Il y aura toutefois un passage nord-sud pour l’accès du quartier Parc-Extension. Les immeubles à vocation institutionnelle auront de trois à huit étages maximum.»

«On y prévoit la construction d’environ 1300 logements dont 15% à prix modique et 15% à loyers abordables. Le premier bâtiment construit sera celui de la Faculté de sciences de l’Université de Montréal vers 2016-2017.»

À propos des jardins communautaires, Andrée Moreau a demandé si l’on avait d’autres infos pour les locataires des jardins concernant leur relocalisation. Marie Cinq-Mars a répondu qu’on lui avait dit que cela devait se faire en 2013 puis en 2014, pour revenir à 2013.

Étant donné le calendrier encore incertain de l’Université de Montréal, ce dossier est à suivre et l’arrondissement reste vigilant pour informer et aider les jardiniers dès qu’on en saura plus. La citoyenne en a profité pour remercier et féliciter le travail de Céline Forget afin que la ferme biologique Mélilot trouve un point de dépôt pour la distribution de ses produits.

Sébastien Carrillo est intervenu à propos de la sécurité sur la piste cyclable. «Avant de poser ma question, je signale que le support à vélo de la mairie d’Outremont proche de la salle du conseil n’est toujours pas déneigé.»

«J’ai été témoin d’un accrochage entre une cycliste et un autobus. Les cyclistes tentent de se frayer un chemin entre les véhicules parce que la piste cyclable de la Côte Sainte-Catherine n’est toujours pas déneigée. Malgré le redoux, cette piste n’est pas utilisable.»

«Selon les statistiques de la Ville de Montréal, plus de 2200 cyclistes circulent le long de cet axe en janvier, contre 3100 en février. Or, cette piste cyclable n’est toujours pas inscrite au réseau blanc, pourquoi ? Combien cela coûterait-il pour son déneigement et son entretien régulier afin de l’intégrer dans le réseau blanc de Montréal ?»

«Oui, au début, les coûts et les équipements nous ont freiné quant à l’entretien hivernal de la piste. On n’avait pas l’équipement ni le budget pour le faire. En plus de nos doléances en termes de sécurité des résidents voisins, nous avons fait une demande pour en faire une piste blanche.»

« Toutefois ses coûts d’entretien et de maintien auront-ils une incidence sur la dotation de l’arrondissement ? Quelle structure entre la Ville centre et l’arrondissement d’Outremont en assumerait les coûts ?»

«J’ai été témoin de deux accidents sur la piste cyclable, notamment par des gens qui coupent la route aux cyclistes. Ne pourrait-on pas la convertir en deux bandes cyclables marquées par des bollards, ce qui simplifierait son entretien et le déneigement tout en permettant à tous les types de cyclistes, les promeneurs ou les coureurs, de partager sans heurt l’espace cyclable.»

La mairesse a demandé au citoyen de déposé la formulation de sa demande au conseil afin de documenter cette réflexion. «Le projet de développement de la piste cyclable sur Côte Sainte-Catherine vers l’ouest amènerait la requalification du circuit déjà installé en piste blanche», a ajouté la conseillère Marie Potvin.

«Quel projet pour l’arrondissement auront nos élus lors de la prochaine campagne électorale pour limiter la vitesse dans les rues résidentielles ?», a demandé au micro Monique Hamelin. «Afin d’atteindre plus de sécurité pour les vélos, les enfants, les aînés, les résidents, les piétons, etc., ne pourrait-on pas limiter la vitesse à 30 km/h, sauf sur les artères ?»

Quand Outremont était encore une ville, nous avions fait la demande d’imposer la vitesse à 40 km/h», a répondu la mairesse Cinq-Mars. «Nous avons réussi à le faire, donc rien n’est impossible. Toutefois maintenant que nous sommes en arrondissement, nous devons réitérer cette demande auprès de la Ville centre. Mais j’adore votre idée… »

Wafa Berny s’est plainte du manque de civisme d’un voisin à propos du stationnement dans sa ruelle entre Davaar et McEachran. Selon elle, ils stationnent des véhicules imposants qui ne respecteraient pas la réglementation du secteur.

Elle-même et d’autres voisins se disent prêt à s’accommoder d’un arrangement avec les propriétaires en question qui semblent fermés à toute négociation. «Il est important de voir l’aspect légal, mais il s’agit d’un litige, même si le conseil vous a bien entendu», répond Marie Cinq-Mars. Pierre Chapuis renchérit alors : «nous allons organiser une rencontre commune avec tous les voisins…»

Pour clôturer la période de questions du public, la mairesse a tenu à présenter en personne Michel Allen le nouveau directeur du service des sports et loisirs d’Outremont, lequel fut accueilli par des applaudissements de l’assemblée.

(À suivre…)

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