Raymond Bachand, Parti Libéral du Québec

Peu de gouvernements font autant dans la lutte à la corruption.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la commission Charbonneau s’ajoute aux nombreuses mesures déjà mises en place par le gouvernement libéral pour lutter contre la corruption. Le gouvernement a créé, en plus de l’escouade Marteau, l’Unité permanente anticorruption, dotée d’un budget annuel de 30M$ et 189 personnes qui luttent quotidiennement contre la corruption.

Dix lois ont été adoptées dans un effort global de lutte contre la corruption. Les règles d’octroi des contrats municipaux ont été resserrées. Des mesures concrètes ont été adoptées pour lutter contre la criminalité dans l’industrie de la construction. Un entrepreneur condamné pour infraction fiscale est désormais exclu de tout contrat public pour cinq ans. La Commission de la construction du Québec a pris en main le placement des travailleurs et a déployé près de 400 personnes sur le terrain pour lutter contre le travail au noir.

Revenu Québec a intensifié la lutte à l’évasion fiscale. Elle a ainsi mis en place une équipe de vérification des grands chantiers au Québec. Et ça donne des résultats ! Pour l’année 2011-2012, Revenu Québec a récolté quelque 315M$ dans le secteur de la construction.

Le gouvernement libéral a résolument enclenché la lutte contre la corruption et la poursuivra dans un prochain mandat. Des règles encore plus sévères seront adoptées. Il ne sera plus possible de soumissionner pour un contrat du gouvernement lié à la construction dès qu’une entreprise, ses dirigeants ou actionnaires même minoritaires seront accusés de fraude ou d’infraction criminelle grave

Roxanne Gendron, Parti Québécois

Notre parti est déterminé à faire la lutte à la corruption car elle enlève toute légitimité à notre démocratie. Le Parti Québécois propose des mesures concrètes pour enrayer la corruption et pour renouveler la confiance de nos citoyens dans nos institutions démocratiques. D’abord nous nous engageons à appliquer les recommandations de la commission d’enquête publique Charbonneau qui fera toute la lumière sur les pratiques de collusion et de corruption dans l’industrie de la construction, ou lors de l’octroi de contrats publics, de permis, de subventions, et sur le financement des partis politiques.

De plus, sans en attendre le dépôt, nous limiterons à 100 $ le don maximal annuel par électeur, sans crédit d’impôt, et réformerons le système de financement des partis politiques pour qu’il devienne essentiellement public. De plus, le nombre de mandats consécutifs du premier ministre sera limité à deux mandats et celui d’un maire d’une municipalité de plus de 5000 habitants à trois mandats. Enfin, nous élargirons le mandat du Vérificateur général aux sociétés d’État.

René Lévesque fut à son époque le symbole du renouvèlement de nos institutions démocratiques en modernisant nos lois de financement des partis politiques. Aujourd’hui encore, faites confiance à un gouvernement du Parti Québécois et à Pauline Marois pour faire de la lutte à la corruption une priorité.

Claude Michaud, Coalition Avenir Québec

Au cours des dernières années, de nombreuses allégations de corruption et de collusion ont miné l’industrie de la construction, plusieurs municipalités le gouvernement libéral. Pendant plus de deux ans, Sylvie Roy, aujourd’hui membre de la Coalition Avenir Québec, réclamait haut et fort la tenue d’une enquête pour faire la lumière sur les allégations.

Ce n’est que l’hiver dernier que les libéraux ont cédé aux demandes fusant de toute part dans la population, le monde municipal et politique en créant la Commission Charbonneau. Et c’est probablement pour ne pas avoir à subir les contrecoups de la commission que le gouvernement Charest a déclenché des élections hâtivement.

François Legault, chef de la Coalition, a annoncé que la première loi que son gouvernement adoptera créera le poste de Commissaire à l’intégrité et révisera les règles d’attribution des contrats publics. L’arrivée à la CAQ de Jacques Duchesneau, premier témoin vedette de la Commission Charbonneau qui a mis à jour plusieurs pratiques douteuses, est un signe que la CAQ veut réellement faire le ménage.

Nous mettrons en place les mesures requises afin de contrer la corruption et la collusion, tant dans les sphères gouvernementales et municipales que dans l’industrie de la construction et le financement des partis politiques. Un nouveau parti qui n’a pas les mains liés, comme la CAQ, est le mieux placé pour mener cette bataille.

Édith Laperle, Québec Solidaire

Québec solidaire s’est grandement démarqué en révélant différentes pratiques douteuses et en proposant des solutions pour assainir le financement politique.

Par exemple, en mai, nous avons présenté un rapport prouvant que des centaines de professionnels et cadres à l’emploi d’entreprises de différents secteurs effectuent des dons très douteux aux partis politiques.

Intitulé Le financement sectoriel : portrait et propositions de Québec solidaire pour en finir avec la corruption, le rapport recense des contributions politiques provenant de firmes de génie conseil, d’entrepreneurs et de fournisseurs de la construction, de firmes d’avocats et de firmes de comptables. Pour 2008 seulement, le rapport a identifié 1,3 million de dollars de financement sectoriel au Parti Libéral !

Comme députée d’Outremont, je préconiserais un grand ménage basé sur les propositions de Québec solidaire, parmi lesquelles :

- abaisser le plafond des dons individuels;

- augmenter la contribution publique au financement des partis;

- exiger plus d’information sur les donateurs, dont l’identité de l’employeur;

- mettre en place des sanctions plus sévères pour les contrevenants.

Le député libéral actuel d’Outremont, Raymond Bachand, est un ministre poids lourd depuis bientôt sept ans. Il est également ministre responsable de la région de Montréal. À ce titre, il porte une lourde part de responsabilité dans la série noire de scandales qui secouent le Québec et la Ville de Montréal. Le ras-le-bol de la population d’Outremont est palpable, et notre campagne est le point de rassemblement de tous ceux et celles qui souhaitent marquer une rupture avec les méthodes douteuses du gouvernement Charest.

Luc Séguin, Option Nationale

Premièrement, l’instauration d’un financement entièrement public des partis politiques constitue pour nous une clé importante. En permettant aux entreprises de financer les partis politiques en contournant la Loi électorale actuelle, on perpétue un système de retours d’ascenseurs très coûteux pour le Québec. Or, le gouvernement Charest et ses amis du régime ont fait la démonstration de leur aveuglement volontaire face à ce phénomène.

Force est de constater que les milieux fédéralistes sont très bien représentés dans les scandales de corruption liés au domaine de la construction, et ce depuis de nombreuses années. Qui ne se souvient pas des nombreux lapsus de M. Charest lorsqu’il parlait de l’industrie de la corruption ? Ou de l’intransigeance des Libéraux devant la volonté populaire d’une commission d’enquête sur la corruption ?

Deuxièmement, un gouvernement d’Option nationale entend faire le ménage en mettant sur pied une commission d’enquête publique qui couvrira l’octroi de contrats et de subventions dans le secteur public, les pratiques dans le milieu de la construction, le milieu des technologies de l’information, de même que le financement des partis politiques.

Finalement, nous voulons faire du Québec un pays. Un pays qui nous permettra d’avoir tout en main afin de développer des outils de contrôle visant à éradiquer la corruption érigée en système par les Libéraux. Un pays où le financement public des partis politiques s’attaquera à la racine du mal. Au sein de l’équipe d’Option nationale, nous croyons que le mépris a assez duré.

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