(Photo: Archives) Certains membres de la communauté hassidim récidivent sans respecter les réglementations municipales.
L’altercation entre la conseillère indépendante Céline Forget et quelques Hassidim il y a une dizaine de jours sur la rue Durocher, a suscité plusieurs réactions et commentaires. Cités dans l’article paru la semaine dernière, L’Express a contacté les élus Marie Cinq-Mars et Louis Moffatt pour entendre leur point de vue sur ce dossier des relations avec la communauté intégriste.

«Il faut être très très très prudent quand on reprend des propos à valeur politique», conseille la mairesse de l’arrondissement d’Outremont en entrevue téléphonique ce lundi avec L’Express d’Outremont. Marie Cinq-Mars nous a par ailleurs fait parvenir une réponse à la lettre ouverte de Fernande Asselin et Jules Desrosiers .

«Il y a beaucoup de mauvaises informations qui circulent et il faut se questionner sur leurs buts. Notre objectif est de développer un arrondissement de paix pour tous et, dans ce sens, nous appliquons les règlements. Quel est le but de dire que ce n’est pas le cas ?

«Nous avons ici à Outremont, comme au Québec et au Canada, la chance de vivre dans un système démocratique. Nos opposants devraient très sérieusement profiter de ce même système démocratique pour se présenter devant les citoyens lors d’élections.»

«D’ailleurs certaines personnes qui viennent régulièrement poser des questions au conseil d’arrondissement, fort heureusement d’ailleurs, ont déjà formé un parti politique», poursuit Marie Cinq-Mars.

«Selon Éric Clément, journaliste au quotidien La Presse (27 juillet 2009), quatre citoyens, Pierre Lacerte, Pierre Joncas, Annie Chelin, Jean Girouard ont même concocté un programme», ajoute-t-elle en se référant à deux articles de presse («Prendre le parti d’Outremont» / L’Express d’Outremont, août 2009; La Presse, 27 juillet 2009). «Quelle vision ont ces gens de l’arrondissement et de ses enjeux?»

Respecter l’intégrité des fonctionnaires

«C’est tellement facile de dire que c’est un mensonge, que la fonction publique ne fait pas son travail. Qu’est ce qu’il y a derrière ça?», questionne la mairesse. «Je terminerai en disant ceci : propager que des faveurs sont accordées à la communauté hassidique est extrêmement grave. Ces allégations sont fausses. J’invite sérieusement les personnes qui formulent de tels propos à prendre le chemin de la vraie démocratie. Nous avons tous une lourde responsabilité vis-à-vis de nos propos, et nous devons nous interroger sur les conséquences d’un tel comportement.»

«C’est une fausse perception qu’on a raison de dénoncer, affirme le conseiller Louis Moffatt. Il faut arrêter de faire croire que les fonctionnaires ne font pas leur travail. Ces gens travaillent très fort. Sur quoi s’appuient les détracteurs?»

«Oui, nous sommes scandalisés parce qui est arrivé à notre collègue, c’est effroyable. Moi aussi, il m’arrive d’être attaqué, invectivé par certains opposants. C’est inacceptable.»

«Tout comme il est incroyable de mettre en doute l’intégrité des fonctionnaires. Nous déclarons les écarts, les manquements dès qu’on les observe ou qu’on nous les déclare. Mais certains membres de la communauté hassidim continuent de ne pas accepter les contraintes et de ne pas respecter les réglementations municipales. Que pouvons-nous faire pour les empêcher de récidiver et leur faire respecter les règlements municipaux ?»

Un chemin de Damas

Et pourtant, quel chemin parcouru avec la communauté hassidim semble dire le conseiller Moffatt. «Nous avons communiqué avec la communauté hassidique. Je siège depuis suffisamment longtemps pour en connaître tous les aléas.»

«Et j’ai vu et vécu beaucoup de progrès de très près avec cette communauté. Soukhots, autobus de transit, autobus scolaires, etc., tous ces sujets ont été abordés lors du Comité de relations intercommunautaires dont les procès-verbaux sont disponibles à la bibliothèque Robert-Bourassa d’Outremont.»

«Ceci étant dit, il y a d’autres problèmes plus délicats pour comprendre les besoins de la communauté hassidim. Nous tentons par tous les moyens légaux de minimiser les nuisances dans les rues résidentielles. Il faut relancer le dialogue, rencontrer les responsables de chacune des communautés Hassidim pour en arriver à des solutions durables», commente Louis Moffatt. Devrait-on parler d’états généraux pour vivre en harmonie à Outremont ?

«Pour ceux qui nous critiquent, on n’en fera jamais assez. Ces critiques ont un agenda politique. Mais quand proposent-ils des solutions?» conclut le conseiller Louis Moffatt.

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