Gracieuseté Parlant d’entraînement, Samuel dose son propos et soutient une approche saine et empathique de son art sportif.
Samuel Robichon habite Mont-Royal. Son père est dentiste et maman directrice générale à l’UPA. Un grand frère aussi, plus intéressé par le football. Rien de particulier qui le prédispose à sa passion : « La boxe olympique, c’est ça mon rêve ! »

Samuel Robichon, 18 ans, avait remporté les Gants Dorés l’été dernier alors qu’il évoluait dans la catégorie 52 kg (poids Mouche) Junior. Il est devenu sénior en août et surprend tout le monde en rivalisant avec les boxeurs les meilleurs de sa catégorie et qui ont beaucoup plus d’expérience que lui.

Malgré son jeune âge et le très peu d’expérience qu’il détient, Samuel avait emporté l’automne dernier le titre de Champion québécois Sénior poids Mouche (52 kg) en boxe olympique, ce qui lui valait l’honneur de représenter le Québec aux Championnats canadiens qui se déroulaient du 10 au 14 janvier à Sydney, en Nouvelle- Écosse.

Un honneur qu’il a fièrement porté en y gagnant la médaille d’argent du championnat canadien Sénior de boxe olympique en affrontant le champion canadien en titre de 5 ans son aîné.

« Je n’ai pas beaucoup d’expérience avec seulement 13 combats », et pourtant il intègre la catégorie senior où il fait « face à des boxeurs plus mûrs physiquement et mentalement, plus expérimentés qui alignent déjà pas moins de 90 combats. Ma récente victoire, c’était une victoire inattendue ! »

La boxe, on l’appelle aussi le  »noble Art », une idée que semble défendre notre jeune champion. « Contrairement aux idées reçues, la boxe est un sport très intellectuel. Il faut savoir faire des feintes, et surtout quand et comment feinter. Si tu n’es pas vigilant ou si tu te trompes, c’est le cas de le dire, tu manges un coup ! »

« J’ai commencé à boxer à l’âge de 14 ans. Au début, c’était pour l’entraînement physique. Mes parents avaient surtout peur des blessures et des coups à la tête. Mais nous portons des casques qui nous protègent et préviennent les coupures sur le visage », rassure Samuel.

« De plus, les gants sont mieux faits maintenant pour éviter les blessures et, en tout cas, réduire l’impact du choc. Il faut savoir qu’auparavant, je jouais au football, un sport de contact lui aussi très physique », sourit-il.

« J’ai trouvé dans la boxe tout le plaisir de la stratégie. Pour moi la boxe s’apparente au jeu d’échecs. On n’y joue d’ailleurs souvent avec mon entraîneur. Comme sur un échiquier, le positionnement sur le ring et dans l’espace est très important. Moi-même, je me déplace beaucoup sur le ring et je vais aller chercher le centre du ring afin d’éviter d’être piégé dans les cordes qui limitent ma détente et mes lancers. »

Une approche saine du Noble Art

« Je suis actuellement dans un programme sport-études au collège André-Grasset qui me permet d’arranger mon horaire d’entraînement au centre Claude-Robillard, à proximité du collège. J’y suis un entraînement de 15 à 16 heures par semaine. À cela s’ajoutent  »training » et  »fitness ». »

Parlant d’entraînement, Samuel dose son propos et soutient une approche saine et empathique de son art sportif. « Rocky Balboa, c’est la pire référence ! » commente-t-il en souriant.

Avec ses 5 pieds 7.5 (1,73m) et ses 52 kg, Samuel Robichon est dans la catégorie des seniors, 17 ans et plus, catégorie poids mouche. Ce qui pour lui est loin d’être un souci : J’ai été confronté à des combattants plus lourds et plus grands aux championnats canadiens. Et je me prépare pour le championnat canadien en National B le 28 février prochain.

Actuellement champion du Québec, « mon objectif, c’est de gagner ce championnat parce qu’il me permettra d’atteindre une autre catégorie », et un fait non-négligeable pour un athlète de haut-niveau, la prise en charge des voyages lors des compétitions.

« Pour mes loisirs, j’aime passer du temps avec mes amis, jouer aux échecs ou aux jeux vidéo. Ça tombe bien, je suis revenu exténué du championnat canadien, je dois donc récupérer. C’est vrai qu’avec l’expérience, on récupère plus vite. Autrefois il me fallait une semaine; maintenant, deux ou trois jours après, les coups ont disparu… »

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