Gracieuseté Un trio… d’enfer attend les concurrents.

Dès le premier épisode de la saison 2, place à une élimination de masse. Rappelez-vous, l’an passé, ils étaient 100 candidats. Cette année, la saison commencera avec seulement 24 challengers présélectionnés sur près de 500 candidatures. De ces 24, il n’y aura plus que 12 prétendants au gain final de 100 000$, avec une éviction par semaine.

«Nous leur faisons traverser cinq épreuves culinaires et défis par jour, chaque journée équivalent à un épisode sur les onze programmés de la série», explique Martin Juneau, membre du jury. «Parmi les épreuves, il y aura des sorties à l’extérieur, afin que les candidats découvrent et partagent la vie quotidienne d’un cuisinier en recherche sans cesse de nouvelles idées de plats. On espère le coup de cœur.»

Martin Juneau, le  »bon cook »

«Avec Giovanni Apollo, on joue à  »bon cook, bad cook »», admet le chef du restaurant Le Pastaga. «Les candidats sont là pour apprendre surtout les techniques de base, et approfondir leurs connaissances comme savoir lever un poisson, préparer une volaille ou ouvrir des huîtres, première épreuve évaluée. Lors du premier enregistrement, on fait connaissance, présente le chef Juneau. Ils font leur plat signature et doivent savoir reproduire un mets afin de prouver la pertinence de leur présence ici», ajoute-t-il.

«Certes, ces cuistots en herbe ne sont pas des professionnels de la cuisine. On y trouve par exemple, un avocat, un sommelier, un préposé de maison de retraite, une grand-maman ou encore un physiothérapeute.» Martin Juneau précise qu’il sera plus vigilant que son acolyte sur la présentation esthétique des repas et espère que ses conseils vont éveiller des vocations.

Apollo et Juneau : les deux maîtres cuisiniers se connaissaient de réputation avant l’émission. Giovanni et Martin affirment bien s’entendre et développer une complicité extraordinaire. Il faut dire que le tournage est intense avec la réalisation de trois émissions par semaine, entre le 27 juin et le 19 juillet. Cependant, en termes d’approche culinaire, le jeune chef Martin Juneau considère sa cuisine comme plus classique que son compère du jury, Giovanni Apollo, pourtant plus aguerri.

Un hyperactif aux fourneaux

Giovanni Apollo se définit comme quelqu’un «d’un tempérament super exigeant.» Cet italien d’origine donne le ton : «si les douze candidats ont la prétention de disputer les onze émissions pour remporter 100 000$, ils devront prouver qu’ils les méritent. J’admets que je suis un chef chiant et surtout pas introverti.» Les candidats sont prévenus.

Questionné sur le monde de la cuisine, le chef de renommée internationale concède : «je ne conseille pas aux candidats de s’installer à leur compte. La concurrence est incroyable. Rien qu’ici à Montréal, il y précisément 7907 restaurants. Au prorata de la clientèle disponible, il y en a plus qu’à New-York. Je cherche d’ailleurs des cuisiniers pour mes nouvelles entités. Or, je trouve certains candidats plus passionnés que certains cuisiniers…», lâche Giovanni avec un sourire en coin.

«C’est vrai, je suis un provocateur. Et pas seulement dans l’émission, mais aussi dans ma cuisine, avec par exemple, ma recette de  »Canard au navet style thaï ». En cuisine comme dans la vie, j’ai envie de m’éclater et de ne surtout pas m’imposer de limites ou de contraintes. Je n’aime pas suivre les tendances», avoue l’ancien élève de Paul Bocuse.

Giovanni reconnaît d’ailleurs que sa cuisine «est plus avant-gardiste que celle de Martin. J’ai été élevé dans la cuisine traditionnelle et j’en ai vite fait le tour. Je suis donc parti à la recherche du goût, de nouvelles techniques basées sur le visuel.» Véritablement passionné par son métier, le chef ne s’interrompt que pour reprendre son souffle. «Je suis un vrai hyperactif de la cuisine. L’ennui, c’est ma force de renouvellement. Je ne veux pas m’embêter et dans ma cuisine, je ne veux pas lasser les autres.»

Preuve en est. La toque blanche raconte : «depuis sept ans, je fais des déclinaisons différentes chaque semaine dans mon restaurant. Je  »trippe » vraiment pendant les émissions de TV. Au final, je me fiche de qui gagne pourvu que j’apprenne des choses.»

Mahée, l’atout charme de l’épreuve

«Je suis une grande épicurienne même si je ne suis pas une grande cuisinière», déclare d’emblée l’animatrice de l’émission, Mahée Paiement. «Je n’ai par conséquent que de l’admiration pour nos chefs Apollo et Juneau. Pour l’anecdote, Giovanni m’a même donné des conseils pour le Thermomix et mes purées de bébé. Eh oui! C’est mon retour après un congé de maternité de six mois», annonce fièrement cette jolie maman.

«Après le premier jour d’enregistrement, la tension est déjà palpable», relate Mahée. «En tant qu’animatrice, j’annonce, mais ne décide rien. Mon rôle consiste surtout à expliquer les épreuves aux candidats et à lier l’ensemble entre les commentaires des chefs. Ainsi, j’aide à maintenir une ambiance détendue sur le plateau et avec les candidats», expose la présentatrice.

«Tout le monde a un grand respect pour le jury», poursuit Mahée. «Alors que Martin et Giovanni ne sont pas spécialement proches des candidats, je reste plus dans l’humain et j’aime ça. Mais c’est quand même moi qui nomme ceux qui quittent l’aventure, tout en reconnaissant leurs efforts et leur enthousiasme.» Celle qui est aussi actrice au petit écran complète : «c’est un concours et il y aura forcément des déçus. Mais personne ne vient pleurer dans mes bras, les gens comprennent.»

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