Bientôt centenaire, l’Assistance maternelle garde pourtant une forme resplendissante et continue avec autant d’énergie son travail auprès des futures et jeunes mamans en difficulté. Comme quoi, les bébés gardent jeune…

À l’approche de cette grande fête de la Nativité que sont les célébrations de Noël, l’association outremontaise de l’Assistance maternelle (AM) a trouvé judicieux de faire connaître ces actions lors d’un petit-déjeuner-bénéfice avec encan silencieux le 9 décembre dernier aux… Enfants terribles! Concept ou coïncidence, le tempo était réussi. Mais ce tempo était aussi celui de la porte-parole de l’AM, la comédienne Valérie Blais, future maman à la fin janvier.

« Ça tombait bien, je comprenais de l’intérieur ce qu’elles vivaient. Je voulais mettre à profit ma bedaine », a-t-elle déclaré en riant. « Beaucoup de mes amis ont des enfants qui sont maintenant des ados. On peut dire qu’elles émergent de la maternité et de la parenté. Nouvellement enceinte, j’étais un peu seule avec mes questions », explique Valérie Blais.

« Lorsque l’Assistance maternelle m’a contacté pour devenir leur porte-parole, on venait de m’annoncer ma grossesse, je me retrouvais un peu dans toutes ces femmes, sans réseau d’autres femmes enceintes, avec en plus pour elles, les difficultés de la langue, les difficultés d’insertion, de logement, d’emploi, etc., des choses pour lesquelles j’étais mieux protégée. De plus, ma mère a été amoureuse d’un Péruvien et j’ai moi-même vécu en Europe. Donc la diaspora, l’éloignement familial, ça me prend; ça me touche quand on sait que nombre de femmes immigrantes accouchent aux urgences et souvent seules… »

On verra Valérie Blais prochainement sur les écrans du film « Bo$$é », une comédie sur la criminalité financière dont la sortie est prévue en mars et où elle interprète la femme de Guy A. Lepage. Un  »one -woman-show » suivra à l’automne « et pour les cent ans de l’AM, il y aura certainement un spectacle-bénéfice! », avance la future maman qui en attendant le rôle le plus important de sa vie, poursuit l’émission Taktik.

De 1200 à 1500 cas par an

Depuis presque cent ans, l’Assistance maternelle aide les femmes enceintes démunies. L’organisme trouve son origine dans le même groupe socio-médical que l’hôpital Sainte-Justine avant sa construction.

« À l’époque, il n’y avait pas d’assurance-maladie, pas de maîtrise de la maternité pour les accouchements et les soins postnatals », explique Marie Guillemette, directrice générale de l’AM.

« La mission de l’organisme a évolué avec la société et de nouvelles problématiques. Après la Seconde Guerre mondiale, on aidait une famille sur quatre à Montréal. Si au début on soutenait les filles-mères, aujourd’hui nous aidons entre 1200 et 1500 cas, dont 90% de nouveaux arrivants, souvent dans une pauvreté ponctuelle, référés par une soixantaine de CLSC et environ 80 organismes pour femmes, plus les hôpitaux. L’Assistance maternelle est devenue en quelque sorte un organisme de bienvenue. »

« L’AM dispose d’un réseau d’une centaine de tricoteuses qui préparent les layettes. L’atelier de tricot existe depuis 25 ans, mais on en cherche toujours (on peut appeler au 514 279-1064). Nous fournissons des kits de départ, neufs, avec le trousseau et toute la literie. »

« Mais l’assistance maternelle, ce n’est pas seulement de la layette, insiste Marie Guillemette. C’est aussi un espace pour établir des contacts, un soutien mutuel; c’est un lieu d’écoute. Voir des vêtements de bébé soutient moralement les mamans qui peuvent alors visualiser en tenant un pyjama entre les mains. Cela les apaise de se dire que, c’est sûr, il y aura un bébé là-dedans bientôt… »

L’Assistance maternelle: 150, rue de l’Épée à Outremont, 514 279-1064

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