Gracieuseté Les grands principes de la cité-jardin ont inspiré Frederick Gage Todd. C’est un… architecte paysagiste, qui a dessiné le plan d’urbanisme initial de Mont-Royal !
Mercredi prochain, le 11 avril à 18h30, le rendez-vous est donné à tous les Monterois pour découvrir l’histoire de notre ville selon les trois perspectives historique uniques des conférenciers invités.

Les conférenciers ne sont pas des moindres. Il s’agit de Daniel Rondeau du Musée ferroviaire canadien; Peter Jacobs, professeur agréé à l’École d’architecture de paysage de l’Université de Montréal, et Dinu Bumbaru d’Héritage Montréal.

Daniel Rondeau expliquera comment le train, le tunnel et le choix urbain du transport en commun, une nouveauté à l’époque, sont au coeur de l’histoire d’une ville intimement liée à celle des chemins de fer du Canada.

Peter Jacobs abordera les grands principes de la cité-jardin qui ont inspiré le plan de l’architecte paysagiste Fréderick Gage Todd. Un plan toujours valable aujourd’hui, pensé, suivi, amélioré ou pénalisé. Enfin, Dinu Bumbaru expliquera comment la valeur patrimoniale de Mont-Royal en a fait un lieu d’importance historique nationale.

Selon John Kalbfleisch, le tracé particulier des rues de Mont-Royal remonte à l’époque du premier maire de la ville Thomas Darling, en été 1911. Avant même l’incorporation de la municipalité, Darling caressait le projet d’un modèle de rues, sur lequel on superposerait deux boulevards en diagonale, Graham et Laird. Au croisement central, un rond-point et une gare ferroviaire. Darling était d’origine américaine. Son plan s’inspirait de… Washington.

Le plan d’aménagement de Mont-Royal tel que nous le connaissons ne verra vraiment le jour qu’après l’embauche fin 1911 de Frederick Gage Todd. Ce dernier transforme complètement le concept rudimentaire de Darling.

Le rond-point au coeur de la ville devient oblong. Les maisons sont déployées selon un axe Est/Ouest, et non Nord/Sud comme l’étaient jadis les fermes. Ceci afin d’assurer un meilleur ensoleillement tout au long de la journée.

Chaque rue observe une légère courbe avant d’atteindre le boulevard diagonal. Ainsi, les voies se croisent à angle droit pour plus de sécurité. Et, sur le dessin, une allée elliptique et un réseau de parcs sillonnent tous les quadrants de la ville.

Or, au fil des réaménagements, cette allée sinueuse ne s’est pas entièrement concrétisée. Les parcs reliés entre eux tels qu’envisagés par Todd sont épars ici et là, mais on n’en distingue des vestiges, soit des tronçons des avenues Morrison, Stanstead, Genèva, du croissant Surrey et du chemin Scarboro.

Todd dota la ville de grands terrains afin que les bâtisses soient construites bien en recul par rapport à la rue. Obéissant à un style précis, le «projet immobilier Mont-Royal» devait favoriser l’accès à la propriété de la classe moyenne, avec des zones commerciales soumises à un zonage strict et un quartier industriel déployé «loin des yeux, loin du cœur»…

Aux yeux de Todd, Mont-Royal devait être une banlieue-jardin. Tout devait donc concourir à lui donner un cachet quasi unique. Une vision respectée par les urbanistes qui lui ont succédé et que le gouvernement du Canada a reconnue en 2008 en désignant la ville de Mont-Royal comme un lieu historique national.

C’est un rendez-vous à 18h30 le mercredi 11 avril dans la salle Schofield à l’hôtel de ville de Mont-Royal, au 90, avenue Roosevelt. L’entrée est libre, mais une réservation est requise auprès de Wendy Graham à l’adresse courriel…

VMR100@ville.mont-royal.qc.ca

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