Crédit photo: Amélie Philibert) Répétition pour l'Opéra «L'Étoile» de Chabrier, sous la direction de Jean-François Rivest, présenté les 26, 27 et 28 février.

Une œuvre de référence du monde de l’opéra, l’Étoile d’Emmanuel Chabrier, sera présentée aux rythmes d’un orchestre à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, les 26, 27 et 28 février.

Cet opéra, qui se veut une comédie de l’absurde, est accompagné d’un «orchestre complet et du très bon chef Jean-François Rivest, signale le metteur en scène François Racine. C’est un luxe qu’il n’est pas toujours possible d’avoir sur scène».

Amour, humour et pouvoir
Cette pièce en trois actes raconte l’histoire du Roi Ouf, un dictateur fou à qui la princesse Laoula a été promise. Cette dernière est toutefois éprise par un tel Lazuli. C’est alors que la quête de l’amour se confronte à la quête du pouvoir dans une atmosphère où se mêle le destin, l’humour, l’insolite et l’ironie.

Par ailleurs, même si la pièce date de 1877, il est possible de relier l’histoire à l’époque actuelle, car les éléments de la pièce sont intemporels, explique Joé Lampron-Dandonneau, l’interprète du Roi Ouf. Pour ce jeune ténor, les caractéristiques psychologiques flagrantes des personnages est l’aspect qu’il préfère de cette œuvre. «Là où nous nous reconnaissons, c’est dans l’humanité de ces personnages, poussés au-delà de leurs limites. Malgré l’environnement inusité, ce qui se manifeste en premier lieu, grâce à la comédie, c’est la nature humaine», s’exclame M. Racine.

Richesse musicale
Cet opéra est d’autant plus intéressant qu’il a su influencer la littérature musicale française et de grands compositeurs, dont Debussy et Poulenc. «Le drame et la musique deviennent comme le geste et la parole, comme l’image et le mot : ils forment une cohérence, une évidence où le métier du compositeur rend toute chose palpable et nécessaire», raconte le chef d’orchestre Jean-François Rivest. Un chœur de 18 chanteurs accompagnera également certains épisodes de l’œuvre.

La relève
Ce sera aussi l’occasion pour le public de rencontrer la relève du monde opératique. L’ensemble des chanteurs et interprètes sont des étudiants au baccalauréat ou à la maîtrise à l’Université de Montréal. Il n’en demeure pas moins que la barre qui leur est posée est élevée. Une chose est sûre pour le metteur en scène M. Racine, ces jeunes qui s’adonnent à la pratique depuis le début de l’automne, sauront «livrer une performance de haute qualité», soutient-t-il. Catherine St-Arnaud, l’interprète de la princesse Laoula et soprano, est d’avis que l’opéra est une activité exigeant beaucoup de travail, mais très gratifiant, car «il permet d’aller au-delà de nous-mêmes».

Pour tous les goûts
Pour les craintifs croyant ne pas être en mesure de saisir les chants opératiques, il est opportun de savoir que le chant se manifeste par intervalles le long de la pièce. Par ailleurs, la langue privilégiée est le français et non l’italien et l’allemand comme il est souvent coutume dans les opéras. Il est à noter que des sous-titres bilingues seront aussi projetés sur l’écran.

Cette pièce d’opéra sera présentée à la Salle Claude Champagnat, les 26,27 et 28 février à 19h30. La salle est située au 220 avenue Vincent-D’Indy, près du métro Édouard-Montpetit. Le coût des billets est de 25$ et de 12$ pour les étudiants. Pour plus de renseignements: 514 343-6427

 

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