(Collaboration spéciale) Jonathan Gagné au sommet du Mauna Kea, à Hawaii, durant une mission d’observation. En arrière-plan, on peut voir des télescopes Keck.

Un étudiant de l’Université de Montréal, Jonathan Gagné, est le premier Québécois à recevoir la prestigieuse bourse «Carl Sagan fellowship», octroyée par la NASA d’une valeur de 195 000$  pour lui permettre d’étudier la présence de vie dans l’univers .

Doctorant à l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx) de l’UdeM, Jonathan Gagné a reçu cette bourse en raison de ses recherches rigoureuses au sujet des naines brunes. «Ce sont des objets galactiques à mi-chemin entre des planètes gazeuses et des étoiles», explique le chercheur de 27 ans.

Cette bourse d’une somme de 65 000$ par année, pendant trois ans, va lui permettre d’étudier au sein du Carnegie Institute for Science, à Washington. Le doctorant se penchera sur les naines brunes, les systèmes planétaires et les exoplanètes. «C’est un Institut où on retrouve des équipements à la fine pointe de la technologie, dont un puissant télescope au Chili qui permet de mieux observer l’univers », dit-il.

Chercher de la vie dans l’univers
Les exoplanètes sont des planètes vivant à l’extérieur de notre système solaire. Elles sont soit en orbite autour d’une étoile ou ont été éjectées de leur système respectif. «L’éjection des exoplanètes est un phénomène très présent au début de la formation d’un système stellaire, raconte M. Gagné. Lorsqu’un système forme trop de planètes rapprochées les unes des autres, certaines peuvent être éjectées.»

Alors que les exoplanètes encore liées à leur étoile ne sont pas facilement repérables, en raison de la forte luminosité de l’étoile en question, l’étude de l’atmosphère des exoplanètes éjectées est plus révélatrice. «Éventuellement, l’identification de traces de méthane, d’ozone ou d’effets reliés à la chlorophylle dans l’atmosphère d’une exoplanète pourrait nous amener à y détecter de la vie», signale le chercheur.

Jonathan Gagné s’intéresse aux naines brunes et aux exoplanètes en raison du mystère qui les entoure et du fait qu’elles permettent de mieux comprendre les lois de la physique qui gouvernent leur atmosphère. «On ne peut voir la surface des naines brunes au télescope, mais on peut détecter dans leur lumière des effets dûs à la présence de nuages», précise-t-il.

L’Université de Montréal a inauguré son Institut de recherche sur les exoplanètes cette année.
Pour plus d’informations sur les exoplanètes: www.exoplanetes.umontreal.ca.

 

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!