Ghislain Brodeur Louis Dumont vient de terminer son second mandat au sein du Comité démolition de Mont-Royal.

EXCLUSIF logoLes salaires des quelque 25 cadres de Ville de Mont-Royal (VMR) ont augmenté de façon substantielle entre 2009 et 2013, selon des données obtenues par TC Media. C’est Ava Couch, directrice générale de la Ville, qui a obtenu la plus importante hausse en cinq ans: une augmentation de près de
45 000$.

Sur une période de cinq ans, des augmentations de salaire allant de 6% à 40% ont été consenties aux cadres supérieurs des diverses divisions de la municipalité.

C’est la directrice générale et les chefs de division des bibliothèques et des travaux publics qui ont eu droit aux augmentations de salaire les plus généreuses, soit une majoration minimale de 32%.

10% d’augmentation annuelle
C’est le conseiller indépendant de VMR, Louis Dumont, qui a obtenu ces données en déposant une demande d’accès à l’information auprès du greffier de la Ville, Alexandre Verdy.

Selon lui, de telles augmentations sont inexplicables : «Il n’y a aucune structure qui donne 10% d’augmentation par année. Rien de justifie ça.»

De 2012 à 2013, le salaire de la directrice générale a grimpé de 14 000$, portant son salaire à 154 000$. Une augmentation de 10% que le maire Philippe Roy justifie par les attentes élevées qu’avaient les conseillers envers Mme Couch cette année-là. «C’était le centenaire de la Ville et nous avions beaucoup d’attentes envers elle. Elle a atteint tous les objectifs, alors elle a rencontré les cotes les plus élevées de notre système d’évaluation», explique-t-il.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, entre 2009 et 2013, les augmentations moyennes liées au coût de la vie dans le secteur municipal ont varié entre 2,1% et 2.6% par année.

Fixation des salaires
Le salaire de la directrice est déterminé par les membres du conseil qui se réfèrent à la politique sur la rémunération des cadres de VMR. «Elle est absente lors de ce caucus, nous demandons l’avis du directeur des ressources humaines et nous regardons ce qui se fait ailleurs pour s’assurer de lui donner un salaire compétitif», explique le maire Philippe Roy.

En suivant les critères établis par cette même politique sur la rémunération, c’est la directrice générale qui procède aux évaluations qui fixent les salaires de tous les hauts cadres de la Ville.

Un système que le conseiller Louis Dumont considère inquiétant. «Il est inacceptable que ce ne soit pas le conseil, mais plutôt la directrice générale qui fixe les augmentations de salaires et les avantages des cadres», affirme-t-il.

«Puisque ce pouvoir m’a été délégué, il est normal qu’il se retrouve entre mes mains», soutient Mme Couch, qui précise que ce sont en fait les évaluations qui font tout le travail.

De son côté, M. Dumont n’en démord pas. «Le seul moyen de faire les évaluations des cadres en toute transparence, c’est de former un comité et tant qu’il ne sera pas formé, tant que la situation ne se sera pas régularisée, je vais continuer de soulever le problème aux séances du conseil», insiste-t-il.

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