Collaboration spéciale Naïma Moreira Laliberté

Quatre québécoises se sont envolées pour le Kentucky ce weekend, dont la jeune outremontaise Naïma Moreira Laliberté, pour participer aux Championnats nord-américains pour Junior et Jeune Cavalier qui se dérouleront du 14 juillet au 19 juillet.

«Je crois que nous avons de bonne chance d’atteindre le podium», confie Naïma Moreira Laliberté, 18 ans.

«Je suis considérée comme l’ancre de l’équipe. Quand ça va bien, ça va hyper bien, je suis celle qui peut se qualifier avec les plus hauts scores, mais dans le monde du cheval on ne sait jamais ce qui peut arriver», raconte-t-elle en expliquant que l’une des premières choses que l’on apprend dans cette discipline, c’est que la perfection n’existe pas.

Celle qui fait du dressage de compétition depuis seulement cinq ans, se retrouve désormais dans la catégorie «Jeune Cavalier», le niveau le plus élevé de cette compétition accréditée par la Fédération équestre internationale réunissant des cavaliers du Canada, des États-Unis, des Bermudes, du Mexique, de Porto-Rico et des Caraïbes.

«Si je réussis à faire un parcours sans faute, je serai comblée, explique-t-elle. Mais avec mon cheval à la fois puissant et exigeant ce n’est pas toujours facile.»

Naïma complètera un minimum de deux parcours pendant les qualifications qui se dérouleront cette semaine. Lesquels pourraient lui permettre de participer au parcours libres libre samedi si elle obtient l’un des 15 meilleurs scores.

Discipline et passion
Il y a dix ans, alors que Naïma faisait partie d’un cirque équestre, elle a rencontré le cheval qu’elle monte toujours en compétition, Nao. «Je dirais que ça été le coup de foudre», raconte-t-elle avec une pointe de nostalgie.

Il y a de cela quelques années, son père, qui considérait le saut à obstacles trop dangereux, lui a conseillé de choisir une nouvelle discipline. Ce qu’elle a fait en s’exerçant d’abord pendant trois ans dans un cirque.

«Il y a cinq ans, je me suis intéressée au dressage, raconte-t-elle. Je trouvais que c’était un beau nouveau défi sans trop savoir ce que c’était et Nao m’a suivi dans tous ces nouveaux défis.»

Depuis Naïma est très exigeante envers elle-même. «Dans le monde du dressage, le mode de vie sain pour les dresseurs n’est pas très répandu, je dirais que 90% des personnes ne le font pas, souligne-t-elle. Pour moi c’est vraiment important, ton cheval est un athlète de haut niveau, alors toi aussi tu dois l’être.»

La jeune cavalière qui rêve de jeux Olympiques entend faire preuve de discipline pendant encore longtemps. «C’est la route pour me rendre aux jeux qui m’intéresse, explique-t-elle. Je veux le faire avec intégrité, savoir que j’ai travaillé fort et sentir que je mérite d’être là».

Naïma compétitionnera aux côtés de Frédérique Vandenplast-Bourgault de Lacolle et d’une jeune recrue Mathilde Dumas de St-Lambert, lors de la compétition en équipe du 15 juillet. L’année dernière, l’équipe «Jeune cavalier» de Naïma a empoché la médaille d’argent en dressage aux côtés de Laurence Blais-Tétreault, Tanya Strasser-Shostak et Julie Channell.

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