Selon l’organisme PolySeSouvient, formé après la tuerie de l’École Polytechnique de 1989, la plateforme des libéraux est la seule à présenter des mesures claires en matière de contrôle des armes à feu.

«C’est le seul parti qui a mis de l’avant des propositions concrètes pour le contrôle des armes à feu, souligne la coordonnatrice de PolySeSouvient, Heidi Rathjen, survivante du massacre de 1989. Ce qui est admirable et audacieux de la part du Parti libéral, c’est que mis à part l’enregistrement des armes, il promet de pouvoir réparer les dommages causés par le gouvernement Harper.»

Controle des armes Heidi et elus

Heidi Rathjen au centre.

Sur leur plate-forme, les libéraux s’engagent notamment à annuler les changements apportés par le projet de loi C-42, sur la délivrance simple et sécuritaire des permis d’armes à feu, à obliger les acheteurs à présenter leur permis lors de l’achat d’une arme à feu et à exiger des vendeurs qu’ils tiennent un inventaire de leurs armes à feu et un registre de leurs ventes.

«C’est la seule plateforme qui réintroduit un contrôle des armes à feu au plan canadien, souligne Nathalie Provost, aussi survivante du drame de Polytechnique et porte-parole de PolySeSouvient. Mais je ne peux pas dire que c’est suffisant.»

Des plateformes floues
Selon l’organisme, les autres plateformes électorales ne présentent pas de mesures suffisamment claires.

«La position du NPD est floue. Ils ont récemment appuyé l’enregistrement des armes, mais ils n’en font aucune mention dans leur plateforme», explique Mme Rathjen.

De son côté, le Bloc québécois exige qu’une compensation financière soit versée au gouvernement du Québec pour la constitution de son propre registre, ainsi que le transfert des données québécoises de l’ancien registre fédéral. «Mais il ne propose rien d’un point de vue canadien», observe Mme Provost.

Mme Rathjen souligne aussi les différences entre les plateformes anglaise et française du Parti Vert. «Certains éléments se retrouvent dans les deux, mais plusieurs éléments diffèrent. On retrouve même un langage proarme dans leur version anglaise», soutient-elle.
Selon des chiffres de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, en 2012, le Canada était le cinquième pays développé où il y avait le plus de décès par balle, derrière les États-Unis, la Suisse, la Belgique et le Luxembourg.

Parti conservateur
Pendant les dix dernières années a

– démantelé le registre des armes d’épaule (C-19)

– détruit les données sur 5 millions d’armes, rejetant la demande du gouvernement québécois qui souhaitait rapatrier celles du Québec pour constituer son propre registre (C-19)

– éliminé l’obligation de vérifier la validité d’un permis d’un acheteur lors d’une vente ou d’une cession d’une arme d’épaule (C-19)

– aboli l’obligation pour les marchands d’armes de tenir des registres de vente et de garder des inventaires de leurs arsenaux

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