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Un organisateur d’évènements de Ville de Mont-Royal, Steven Merling, aurait été maltraité par un employé de la Société des Alcools du Québec (SAQ) alors qu’il voulait retourner des bouteilles à l’une de leurs succursales à la fin août.

Une «altercation» a eu lieu entre deux employés et le client a confirmé la SAQ à TC Média. «J’ai eu des contusions sur mon bras droit parce que l’employé l’a empoigné agressivement», souligne M. Merling.

L’homme d’affaires de 33 ans réclame 10 000$ pour atteinte à son intégrité physique, 15 000$ pour violation de ses droits et 42 000$ pour avoir perdu les 840 photos qui se trouvaient sur son téléphone intelligent.

«Nous avons évalué la valeur de chaque photo perdue à 50$», indique l’avocat du plaignant, Jamie Benizri, soulignant que les jurisprudences existantes sur les photos se font plutôt rares.

Le 25 août 2015
Le 25 août, le plaignant se serait présenté à la SAQ du chemin Rockland avec son adjointe pour se faire rembourser 4000$ d’alcool sur une facture totalisant 16 000$. «On ne sait jamais qui va boire quoi durant nos évènements, alors on achète en surplus», soutient M. Merling qui assure avoir retourné les bouteilles fermées et en bon état.

Le gérant aurait refusé de reprendre les bouteilles parce qu’elles n’avaient pas été achetées dans cette succursale. Pourtant le service à la clientèle a confirmé le contraire au téléphone à M. Merling.

Selon sa politique, la SAQ échange ou rembourse tout produit acheté dans une de ses succursales depuis moins d’un an et ce, dans n’importe quelle succursale, même si l’achat a été fait dans un autre point de vente au Québec. L’article doit être en bon état et la présentation d’une facture est obligatoire.

Le gérant aurait ensuite refusé à nouveau de rembourser M. Merling signalant que les bouteilles étaient trop chaudes. Le plaignant aurait donc rappelé le service à la clientèle. À cet instant, un autre employé se serait mêlé de la situation. «Il était agressif, il sacrait, m’accusait de fraude. Alors je lui ai demandé son nom pour le dénoncer au service à clientèle.»

M. Merling aurait pris en photo l’employé. «À cet instant, il a empoigné mon bras et l’a tordu derrière mon dos avant de me pousser vers un présentoir et de prendre mon cellulaire, explique-t-il. Mon adjointe a tout de suite appelé la police.»

Lorsque M. Merling a retrouvé son iPhone, toutes les photos avaient été supprimées. «Je n’avais pas fait de sauvegarde sur mon ordinateur, explique-t-il. C’est ce que j’utilise pour vendre mon entreprise, je montre des photos de mes évènements antérieurs.»

«Depuis, des excuses officielles ont été offertes au client ainsi qu’un montant compensatoire, mais il n’était pas satisfaisant pour monsieur», indique la responsable des communications à la SAQ, Linda Bouchard.

«Un processus disciplinaire a été enclenché auprès des employés fautifs, souligne-t-elle. Mais pour le moment, il manque des pièces au puzzle. Alors on laisse le processus juridique se poursuivre.»

La requête aura lieu le 6 janvier 2016 devant la cour au Palais de justice de Montréal. Le SPVM n’a pu confirmer qu’il y avait eu arrestation pour voie de fait ce jour-là puisque ces informations sont confidentielles.

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