Depuis le séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, les images que l’on associe au pays sont souvent celles de la pauvreté et du désespoir. Mais l’Outremontaise Martine St-Victor a entrepris de redorer l’image de son pays d’origine un t-shirt à la fois!

«Il y a trois ans, à l’aube de l’anniversaire du séisme, j’ai eu envie de changer le « branding » d’Haïti, trop souvent négatif, raconte le stratège en communications. J’ai alors eu l’idée de demander au designer québécois Joseph Helmer d’écrire Je love Haïti en lettres attachées sur un t-shirt.»

Naskademini

«Je ne refais pas le monde, mais je permets aux gens de montrer leur appartenance à ce beau pays.» – Martine St-Victor, l’Outremontaise derrière la marque «Je love Haïti». CP: Naskademini

Cette initiative était le premier pas d’une nouvelle ligne de vêtements créée en l’honneur de la perle des Antilles.

Au départ, «Je love Haïti» n’était qu’un petit projet artisanal. Mme St-Victor vendait quelques chandails à gauche et à droite, mais depuis deux ans, ses vêtements ont suscité tellement d’intérêt que le projet occupe désormais grandement la vie de la créatrice.

«Mes produits sont vendus au Canada, aux États-Unis, en Haïti et en 2016, ils seront aussi disponibles en Europe!», souligne Mme St-Victor, visiblement flattée du succès de son initiative.

La créatrice se réjouit aussi de voir arriver ses t-shirts à l’aéroport d’Haïti dans la prochaine année. «Mais surtout je vais réaliser mon rêve le plus cher, produire de nouvelles pièces en travaillant avec des artisans d’Haïti.»

Six ans après
Mme St-Victor est toujours surprise de constater que plus de la moitié de sa clientèle n’est pas d’origine haïtienne, et ce, «même si Haïti n’est plus la cause du jour».

«À Montréal, tout le monde a au moins une connexion haïtienne, souligne-t-elle. Les gens qui achètent mes produits me racontent leur histoire. Certains ne sont allés qu’une fois là-bas, mais sont tombés en amour avec le pays et cet amour, ils veulent l’afficher!»

Bien qu’elle soit née au Québec, l’attachement de l’entrepreneure pour Haïti a toujours été très fort. «Je travaille depuis 15 ans avec des entreprises haïtiennes, je suis souvent là-bas et je vois combien le pays progresse», explique-t-elle.

C’est pourquoi sa mission de redorer l’image de son pays ne la quitte jamais.

Chaque fois qu’elle est reçue quelque part, elle emmène du rhum ou du café haïtien et tente de démontrer combien ce pays est en plein changement et débordant de beautés contrairement à ce que l’on pourrait croire.

«Si je réussis à convaincre une seule personne d’aller en Haïti plutôt qu’à Vegas, c’est mission accomplie», lance-t-elle en riant.

Ces chandails sont actuellement en vente en ligne, à la boutique Helmer et dans deux commerces situés en Haïti.

 

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