Vanessa Limoges /TC Media Selon le maire de Mont-Royal, Philippe Roy, «VMR n'a rien à envier aux autres municipalités en matière de services aux entrepreneurs».

Ville de Mont-Royal ne faciliterait pas la vie des entrepreneurs qui souhaitent s’y établir selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) qui la classe en 96e position de son palmarès sur les 100 plus grandes villes du Québec.

«Je trouve gênant d’appeler ça une étude, ce n’est pas sérieux du tout, dénonce le maire Philippe Roy. C’était un simple courriel qu’ils envoyaient et si on ne répondait de la façon à laquelle ils s’attendaient et bien nous avions de mauvais résultats.»

Pour chaque municipalité, l’enquêteur de la FCEI a accordé une note pour la facilité à obtenir toute l’information nécessaire sur le web pour l’ouverture d’un commerce. Il a envoyé à la ville un courriel avec six questions concernant l’ouverture d’un restaurant. La qualité de l’information fournie ainsi que le nombre de permis nécessaires, le coût et les délais de réponse ont été comptabilisés. Au final, une note sur 100 était accordée aux municipalités.

Ces critères démontraient la complexité et la lourdeur des démarches auxquelles les entrepreneurs désireux de faire affaire sur un territoire donné doivent faire face. Victoriaville est sortie vainqueur avec une note de 68.

«En réponse au courriel, certaines villes ont été très précises, d’autres nous référaient à leur site web ou nous renvoyaient vers un autre département», explique l’économiste principal à la FCEI, Simon Gaudreault.

Ville de Mont-Royal a notamment perdu des points parce que les entrepreneurs ne pouvaient remplir des demandes de permis en ligne. Le courriel de réponse ne contenait pas d’éléments jugés pertinents par l’enquêteur. Le coût d’une licence d’exploitation, aussi appelée permis d’affaires ou certificat d’occupation, est de 200$ contrairement à Victoriaville où il est gratuit.

Désaccord
Philippe Roy, qui remet en doute la validité de la démarche de la FCEI, souligne que le directeur du développement économique de VMR a fourni une réponse au courriel dans les 37 minutes suivant sa réception. Dans ce courriel, il redirigeait l’entrepreneur vers le site web de la ville, que le premier élu considère complet.

«Parce que nous n’avons pas fait parvenir un accusé de réception automatique, que nous n’avons pas écrit les réponses dans le courriel, nous avons perdu des points. C’est choquant!», lance le maire.

Philippe Roy soutient qu’un entrepreneur qui souhaite investir à Mont-Royal peut parler à quelqu’un du département de développement économique de vive voix, et ce, rapidement.

«Il est vrai que Mont-Royal est plus sévère que la majorité des autres villes, par exemple en matière d’affichage parce que l’on tient à conserver notre identité propre», explique-t-il, précisant que cela peut rendre la tâche plus difficile aux éventuels entrepreneurs.

Dans ce décompte, la ville-centre s’est retrouvée 74e avec un total d’un peu moins de 32 points sur 100. Westmount s’est classée bonne dernière en occupant le 100e et dernier rang du palmarès.

Avant de sonder les villes, la FCEI a mené une enquête auprès de ses membres pour connaître les principaux irritants pour les entreprises. La réglementation municipale était arrivée en tête des irritants avec 23%.

La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres, dont 24 000 au Québec.

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