Reconstruite au coût de 7,4 M$, la caserne 75 est un modèle en matière de développement durable avec ses installations écoénergétiques et résolument modernes qui n’ont rien à voir avec l’ancienne bâtisse érigée il y a plus de 100 ans.

Durant la construction, des matériaux de l’ancien établissement ont été intégrés: des briques, des pierres, des poutres d’acier, du béton des fondations et le bois de structure. «Ce qui permet non seulement de récupérer, mais aussi de réduire les émissions de gaz générées par le transport des matériaux», explique Mélanie Drouin, chargée de communication pour le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).

La nouvelle caserne consommerait 57% moins d’énergie et 37% moins d’eau. Des économies qui sont notamment possibles grâce au système de rétention des eaux pluviales qui est installé sous le stationnement et aux puits géothermiques utilisés pour le chauffage et la climatisation.

La caserne située sur l’avenue St-Just vise une certification LEED de niveau Or, qu’elle devrait obtenir en 2017.

Nouvelles technologies
Non seulement intéressante au point de vue énergétique et architectural, elle accueille aussi des technologies des plus récentes. Un système de pressurisation dans les vestiaires évite que les dépôts néfastes comme le carbone, qui restent sur les habits après les interventions, circulent dans l’air de la caserne.

Des diffuseurs d’air à haute induction augmentent de 30% l’échange d’air dans la caserne par rapport aux normes en vigueur.

«Les nouvelles installations permettent un environnement de travail sain et sécuritaire pour le personnel», soutient Luc Galarneau, chef aux opérations du SIM.

Historique

En 2009, une évaluation de la caserne centenaire concluait qu’elle avait un indice de vétusté de plus de 60%. Qu’elle présentait donc des risques de bris importants et de perturbation d’activités.

Trois ans plus tard, la Ville de Montréal approuvait sa déconstruction à condition de conserver et de restaurer sa tour à boyaux, un élément symbolique et patrimonial dans l’arrondissement.

Les 20 pompiers de la caserne ont dû déménager en juin 2014 dans des roulottes installées en bordure du chantier de construction et y sont restés pour la durée des travaux qui ont duré un an et demi. Ils ont retrouvé leurs locaux à la mi-décembre.

Les pompiers de la caserne 75 effectuent en moyenne 2500 sorties par année. Sur le lot, environ 1200 interventions se déroulent dans l’arrondissement d’Outremont. En moyenne à Montréal, cinq minutes s’écoulent entre l’appel et l’arrivée des pompiers.

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