Quatre militants de Greenpeace ont été arrêtés au quai maritime de Valero à Montréal-Est. Ils étaient enchaînés sur le site depuis 6h ce lundi matin afin de mobiliser la population contre les pipelines des sables bitumineux.

Deux hommes et deux femmes ont été arrêtés. Trois d’entre eux avaient escaladé les tours utilisées pour le chargement du pétrole.

Les militants avaient également déployé une grande bannière sur laquelle on pouvait lire «Stop pipelines: Protégeons l’eau et le climat».

Après plusieurs heures de siège, les manifestants enchaînés dans les tours ont été délogés, en début d’après-midi vers 13h, par les pompiers du Groupe de sauvetage technique du Service incendie de Montréal et les policiers du Service de police de la Ville de Montréal.

Deux autres manifestants ont également bloqué la grille d’entrée du site.

Greenpeace

Les arrestations se sont déroulées sans anicroche. À ce moment-ci, on ne connaît toujours pas quelles seront les accusations qui seront portées dans ce dossier, mais toutes ces personnes devront ultérieurement faire face à la justice.

À proximité, près d’une dizaine de sympathisants étaient venus appuyer les activistes de Greenpeace.

Des militants ont aussi navigué en kayak sur le Saint-Laurent pour joindre leur voix à celles des gens sur la terre ferme.

Justin Trudeau est en train de délaisser les communautés au profit des grandes pétrolières» -Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace Canada

«La mise en service du pipeline 9b d’Enbridge soulève bien des préoccupations de sécurité. En cas de déversement, c’est l’eau potable de plus de 3 millions de personnes de Montréal, de Laval, de la Rive-Sud et de la Rive-Nord qui risque d’être contaminée», indique Vincent Marchione, du Comité de vigilance environnementale de l’est de Montréal, présent sur le site.

Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace Canada, souhaite que l’action des activistes de ce matin sensibilise la population aux effets néfastes du pétrole des sables bitumineux pour l’eau et la lutte aux changements climatiques.

«Si Justin Trudeau s’entête à approuver des projets de pipelines de sables bitumineux, comme ceux de «Trans Mountain» de Kinder Morgan et la «Ligne 3» d’Enbridge, il nous trouvera sur son chemin. Ces projets n’ont pas leur raison d’être.»

La mobilisation s’intensifie contre ces deux projets que le gouvernement Trudeau a approuvés le 1er décembre dernier. L’alliance autochtone compte maintenant plus de 100 Premières Nations au Canada et aux États-Unis et des milliers d’alliés qui sont prêts à arrêter ces pipelines.

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