Depositphotos Au Québec, le taux de chômage à la sortie du DEC en techniques de procédés chimiques serait de 0%.

La pétrolière Suncor étend un programme de bourses d’études à deux écoles de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Nord afin de combler un besoin de relève en opérateurs de procédés chimiques.

Pour sa 9e année, le programme est maintenant offert aux élèves du Collège Saint-Jean-Vianney et de l’École secondaire Calixa-Lavallée.

Jusqu’ici, 13 élèves des écoles secondaires publiques de Pointe-aux-Trembles ont reçu une bourse afin qu’ils obtiennent un DEC en techniques de procédés chimique au Collège de Maisonneuve.


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L’un d’eux, embauché à la raffinerie Suncor de Montréal il y a quelques mois, parle d’un métier passionnant, qui offre «un côté intellectuel et manuel» et paye bien.

«Il y a huit classes de technicien en procédés chimiques et t’es payé 33$ de l’heure à l’entrée, avec un salaire final de 56 ou 57$ de l’heure», explique Gabriel Limoges dont les notes, à l’École secondaire de Pointe-aux-Trembles, étaient «dans la moyenne».

Ouvrir des horizons
Pour des jeunes d’un quartier au taux de décrochage «malheureusement élevé», les bourses permettent d’envisager des carrières auxquelles ils ne penseraient pas, souligne la députée de Montréal-Nord, Rita de Santis.

«Beaucoup de jeunes n’ont pas confiance en eux et se croient incapables d’aller en physique ou en chimie, alors j’appuie ce programme et j’invite d’autres employeurs, d’autres secteurs, à faire pareil. Je veux qu’on donne des opportunités aux jeunes», a commenté l’élue provinciale.

Emploi presque certain
Les opérateurs et techniciens de procédés chimiques sont très en demande, confirme le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la chimie, pétrochimie, raffinage et gaz du Québec.

«Selon les dernières données que nous avons pour le Québec, le taux de chômage chez ces gens-là avoisine le 2% et 0% pour ceux qui sortent du DEC en techniques de procédés chimiques du Collège de Maisonneuve», souligne Guillaume Legendre, de Coeffiscience.

À la raffinerie Suncor,  par exemple, on s’attend à avoir besoin de 35 à 40 nouveaux opérateurs en procédés chimiques d’ici les cinq prochaines années, à cause des départs à la retraite.

Le scénario se répète dans l’ensemble des quelque 650 entreprises du secteur.

«Le principal défi auquel nous faisons face, c’est qu’on peine à recruter des jeunes aux études dans ces programmes-là, ce qui fait que ça se répercute sur le marché du travail. Quand ils sortent, ces gens-là sont très prisés, très rares», ajoute M. Legendre.

Les employés en procédés chimiques sont en demande dans plusieurs domaines, dont l’alimentaire, le pharmaceutique et le cosmétique.

Attirer les filles
Pour trouver une relève, il faut aussi attirer plus de filles, plaide-t-on chez Suncor et au Collège de Maisonneuve.

«Je fais partie de la première cohorte de femmes ici, à la raffinerie, en 1985. Il y avait juste des toilettes pour gars», a témoigné la conseillère Anne-Marie Villeneuve.

Les femmes composaient 30% des employés en procédés chimiques au Québec, lors du recensement de 2011.

Et au DEC en techniques de procédés chimiques, on ne compte que quatre filles sur une trentaine de nouveaux étudiants cette année.

Afin d’attirer les filles, des entreprises ont mené des changements internes, notamment ergonomiques et des démarches auprès d’écoles, indiquent les acteurs du secteur.


Le travail d’opérateur de procédés chimiques
Démarrer et arrêter des équipements, surveiller un tableau de contrôle, régler des débits, températures, pressions et niveaux, faire de l’entretien préventif et des réparations mineures, veiller au respect des règles de santé et de sécurité et effectuer des analyser en laboratoire.

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