Collaboration spéciale La Maison Langlois-Tenant est située en bordure du fleuve Saint-Laurent dans le quartier de Pointe-aux-Trembles.

Construite au 18e siècle dans l’est de Montréal, la maison Langlois-Tenant, propriété de la députée provinciale Nicole Léger, est à vendre.

La maison qui figure dans le Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal aurait été érigée vers 1760, période à laquelle la France cède le Canada à la Grande-Bretagne.

Située en bordure du fleuve Saint-Laurent à Pointe-aux-Trembles, la bâtisse a subi de nombreuses modifications au fil du temps. Elle est parmi les premières à avoir une galerie, adaptation caractéristique de la maison québécoise du 19e siècle.

Bâtie par Louis Tenant, fils posthume d’un sergent du régiment de la Sarre, elle a connu très peu d’occupants depuis sa construction.

Habitée par la famille Beaudry pendant près de trois siècles, la maison a été acquise par Marcel Léger, député péquiste au début des années 80. Elle appartient aujourd’hui à sa fille Nicole Léger, députée de Pointe-aux-Trembles.

«En 1981, il y a eu des modifications dans le territoire de la circonscription de mon père. Comme il tenait à habiter dans son comté et que le rêve de ma mère était d’habiter sur le bord de l’eau, ils ont acheté la maison», raconte Mme Léger.

La députée, qui tient à rester près de ses électeurs à Pointe-aux-Trembles une fois la propriété vendue, explique qu’elle veut vendre sa maison pour des raisons pratiques.

«Depuis que les enfants sont partis, j’habite seule avec mon conjoint et la maison est devenue trop grande. Le terrain est immense, cela prend beaucoup d’entretien, et nous avons tous les deux des vies occupées. Nous voulons la laisser à quelqu’un qui pourra en prendre soin comme nous l’avons fait toutes ces années.»

La maison qui est dans un «très bon état», selon Claude Belzil, conservateur à l’Atelier d’histoire de Pointe-aux-Trembles, fait partie du parcours patrimonial du quartier.

Des nombreux investissements ont été réalisés par la famille Léger à travers les années afin de «garder le cachet» de la maison, selon la députée.

Des belles anecdotes
L’élue qui habite la maison familiale depuis plusieurs décennies, se souvient de plusieurs anecdotes qui ont marqué son séjour à la Maison Langlois-Tenant.

«J’ai l’impression qu’il y a des choses importantes qui ont été décidées dans cette maison, car à l’époque du premier ministre Parizeau, il y a eu plusieurs rencontres ministérielles chez nous. C’est aussi dans ce terrain que notre première épluchette de blé d’Inde a eu lieu en 1993. Nous avions envie de partager notre vue sur le fleuve avec tous les citoyens.»

Elle raconte que plusieurs artefacts ont été trouvés lorsque des entrepreneurs ont creusé la piscine de sa propriété.

«Il y a eu quelques objets en porcelaine qui ont été trouvés. La même chose est arrivée lorsque nous avons rénové la cuisine. Nous avons trouvé six tapisseries différentes dans un mur. On trouve tout le temps des petites surprises comme ça», conclut Mme Léger.

La propriété qui est en vente depuis près de deux ans n’est pas classée dans le registre du patrimoine culturel du Québec. Un avantage pour les futurs propriétaires de la maison, selon l’agente immobilière Lise Pigeon.

«Au Québec il y a juste une trentaine de maisons riches en histoires comme celle-ci. Normalement, on doit suivre des règles très strictes de conservation, mais avec cette maison on a un peu plus de flexibilité.»

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