Le projet pilote permettant l’étalage et la vente de produits en façade des bâtiments, sur le domaine privé des commerces dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles n’a pas été un franc succès.

Du 10 avril au 31 octobre, l’arrondissement de RDP-PAT a monté un projet pilote en collaboration avec l’Association des commerçants et professionnels du Vieux-Pointe-aux-Trembles (ACPVPAT).

Cela concernait les commerces ayant leur adresse d’affaires sur le territoire de l’ACPVPAT.

Pour «accroître le dynamisme commercial du Vieux-PAT», les commerces dans le territoire de l’ACPVPAT avaient le droit d’utiliser leur espace privé situé entre la limite de leur bâtiment et celle du domaine public afin d’exposer à la vente leurs produits, et ce à n’importe quel moment tout le long de la durée du projet, et notamment lors d’évènements estivaux organisés comme la Grande Braderie du 6 juin.

Cependant ce projet pilote n’a pas été un grand succès selon Daniel Gratton, secrétaire de l’ACPVPAT: «Il y a eu peu de demandes de la part des entreprises, notamment en raison du manque d’espace que ces dernières avaient relativement à leur domaine privée, lance-t-il. À part le Rona Latendresse qui en a profité, il n’y a pas eu beaucoup d’engouement.»

Néanmoins, il ajoute que le projet sera tout de même sûrement renouvelé l’année prochaine, car «si ça aide au moins un de nos membres alors ça reste positif».

Avec l’objectif de «soutenir la communauté d’affaires du Vieux-Pointe-aux-Trembles», mais aussi de «transmettre l’image d’une rue plus commerçante et conviviale aux résidents de PAT», l’arrondissement voulait «favoriser l’achat local et être un partenaire d’affaires incontournable auprès de la communauté d’affaires».

Christine Bouchard, vendeuse chez Équipements de restaurants de l’Est Inc, au coin des rues Notre Dame et Saint-Jean-Baptiste, n’a pas participé à la vente trottoir de la Grande Braderie, bien qu’elle trouve le projet intéressant: «On ne l’a pas fait par manque de temps, mais aussi d’employés, explique-t-elle. Et il n’y avait pas beaucoup de passants.»

Il semblerait qu’une confusion existe néanmoins autour de ce projet car les commerçants ne semblaient pas savoir qu’ils pouvaient étaler leurs produits en dehors des événements organisés par la Ville.

Frédéric Désautels responsable du magasin Costa sports avait participé à la braderie avec un stand de vélo exposé dans la rue. Il avance qu’il a regretté le fait de ne pas avoir d’autorisation pour étaler ses produits en dehors d’évènements, ainsi que le manque de place pour le faire. D’ailleurs, il affirme qu’il n’y a pas eu d’autres évènements en dehors de la Grande Braderie du 6 juin.

Cependant, la Ville confirme de son côté que les commerçants savaient qu’ils pouvaient mettre leur produits à la vente dans la rue, et ce, tout au long de ce projet pilote, d’avril à octobre.

Julie Lachapelle, employée du Salon de coiffure Atmosphère coiffure, confie que «c’est dommage qu’il n’y ait pas eu assez de publicité pour promouvoir cette journée ; il n’y en a pas eu d’autres de tout l’été. Il n’y avait pas beaucoup de passants donc ça n’a pas été super.»

Ce qui aurait été intéressant, selon elle, c’est que cette braderie soit plus grosse: «la rue Notre-Dame aurait pu être fermée sur plusieurs rues -pas seulement le coin Saint-Jean-Baptiste – d’autres commerces de PAT auraient alors pu s’y installer aussi, engendrant sûrement plus de passants.»

D’un autre côté, Joanne Paiement, propriétaire de l’ancienne boutique Les Belles Dentelles, affirme avoir «grandement profité» de son espace pour étaler sa marchandise tout le long du projet jusqu’en septembre.

Selon elle c’est le manque de terrain qui a empêché l’étalage des produits et non pas le manque d’intérêt des commerçants: «j’ai la chance d’avoir des pieds de terrain sur mon domaine privé et j’en ai profité, lance-t-elle. Je souhaite que ce projet s’étoffe l’an prochain en accordant des dérogations temporaires afin de permettre à tous de réellement en profiter.»

L’arrondissement compte mener une réflexion avec la communauté d’affaires dans les jours à venir afin de faire un bilan de ce projet pilote. L’ACPVPAT et toute autre personne qui souhaitent partager son opinion sur les suites à donner à cette initiative pour les prochaines années sont encouragés à le faire.

Ce texte a été modifié de sa version d’origine. La Ville a confirmé le fait que les commerçants pouvaient étaler leurs produits dans la rue du 10 avril au 31 octobre 2016.

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