Un résident de Pointe-aux-Trembles fulmine de voir sa demande d’abattage d’arbre être rejetée depuis plus de deux ans, en dépit des conclusions d’un expert et de rencontres avec des responsables, dont la mairesse de l’arrondissement.

Louis-Jacques Houle est convaincu que l’érable argenté situé devant sa résidence représente un danger et endommage l’allée ainsi que l’escalier menant à sa maison. «Je les actionne pas, je demande juste un permis. Je suis prêt à payer pour réparer les dommages», plaide-t-il.


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En juin dernier, M. Houle a payé pour l’expertise d’une firme externe. Dans son rapport, que TC Media a pu consulter, l’ingénieur forestier de Xylème Inc. recommande l’abattage de l’arbre et conclut à sa «bonne santé physiologique», mais aussi à des «faiblesses structurales entre les troncs», à un «risque de bris à moyen terme» et à un «danger».

De plus, le rapport note que «l’érable a très probablement contribué aux dommages sur la propriété (trottoir)» et que «plusieurs racines nuisent à l’entretien de la propriété et ne sont pas sécuritaires».

Le retraité déplore avoir rencontré la mairesse Chantal Rouleau, ainsi que d’autres représentants de l’arrondissement en vain depuis le début 2015.

La mairesse a l’intention de «réanalyser toutes les facettes de ce dossier», a fait savoir son bureau.

Litige foncier
Quand M. Houle a déposé sa demande de permis d’abattage au début 2015, l’arrondissement l’a rejetée sous prétexte qu’elle ne satisfaisait pas aux critères requis.

Un inspecteur en horticulture de l’arrondissement avait jugé l’arbre en bonne santé. M. Houle n’avait pas accompagné sa demande d’un rapport d’un professionnel justifiant l’abattage.

En outre, une lettre datée de février 2015 et expliquant le refus de l’arrondissement mentionnait qu’une partie de la propriété du résident occupe le domaine public. Elle soulignait aussi que M. Houle a remplacé une clotûre en bois par une clotûre en mailles de chaîne et l’invitait à «régulariser [sa] situation».

«Ça n’a aucun rapport avec ma demande de permis, s’exaspère le propriétaire. Tout a été notarié quand je suis arrivé ici en 2003. C’était déjà bâti.»

Alternatives insatisfaisantes
En dépit des conclusions du rapport, l’arrondissement n’a pas accordé le permis. Il propose plutôt de couper les racines trop saillantes, de poser un collet pour empêcher la chute d’un tronc, de rehausser le sol près de l’arbre et de semer du trèfle pour réduire le besoin d’entretien.

«Ça ne règle pas le problème, maintient M. Houle. On me tient en otage. Si j’ajoute de la terre pour que ça paraisse ben et que les racines ne paraissent pas, c’est comme un vice caché.»

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