Ralph-Bonet Sanon | TC Media Dans son espace boutique, Guylaine Desrosiers vend toutes sortes de produits alimentaires, de soins corporels et de nettoyage.

Quoi qu’en disent certains, l’entrepreneure Guylaine Desrosiers garde espoir de faire de bonnes affaires avec son épicerie spécialisée récemment installée dans le secteur du Bout-de-l’île, à Pointe-aux-Trembles.

Mme Desrosiers dirige Les Gourmandises d’Elly, un commerce ouvert le 15 août rue Notre-Dame dans l’ancien local du café pour nouveaux parents La Poussette. Même sans étude de marché, elle est persuadée de l’existence d’une demande pour ses produits biologiques, végétaliens, sans gluten et hypoallergéniques.

«Manger santé, j’y crois. C’est l’avenir. Il y a une conscientisation au niveau de la santé et de l’environnement chez les jeunes et les moins jeunes», estime la cuisinière de métier.

À preuve, souligne-t-elle, des clients végétaliens lui ont rendu visite et espèrent voir le commerce durer. Ils l’ont d’ailleurs exprimé sur une populaire page Facebook, avec quelques commentaires positifs. «J’ai du plaisir ici. Les clients sont gentils. Même si je ne fais pas d’argent, je me dis que je vis une belle expérience, humainement parlant», s’émeut-elle.

Café-bar
Les Gourmandises d’Elly, c’est aussi un café-bar au concept dégustation. Mme Desrosiers y vend du café infusé à partir de marques de grain en vedette. Elle peut aussi préparer des cafés sur demande, à partir de grains qu’un client voudrait goûter avant d’acheter.

Dans son espace café, Guylaine Desrosiers vend différentes marques de grains et offre de les déguster avant d’acheter.

L’ambition: intercepter certains fidèles de Tim Hortons ou McDonalds. «Les gens en boivent 365 jours par année, alors le jour où ils voudront essayer autre chose, je serai sur leur route», observe Mme Desrosiers.

La commerçante songe à ouvrir le café-bar trois ou quatre jours par semaine, dès 7h. Elle s’enorgueillit d’y vendre, entre autres, des produits locaux comme ceux du torréfacteur ZAB café.

Coin reculé
L’emplacement du commerce, dans un endroit reculé et peu développé, peut faire sourciller, reconnait l’entrepreneure de 51 ans. Pourtant, elle y a ouvert boutique «justement parce qu’il n’y avait rien», mis à part un dépanneur et un kiosque estival de fruits et légumes.

«Des fois j’ai l’air un peu pâle parce que je n’ai pas dormi, mais je crois en mon projet», maintient celle qui travaille aussi de nuit à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine

Mme Desrosiers mise notamment sur la construction éventuelle d’une résidence pour personnes âgées en face de son épicerie. «Ça peut-être juste être positif pour moi parce que c’est vraiment délabré ce coin-là», dit-elle.

Visibilité
La commerçante sait que son épicerie manque cruellement de visibilité. Elle possède une page Facebook, mais pas de site web ni d’enseigne. Elle confie manquer de liquidités puisque les clients ne sont pas nombreux à passer sa porte, et qu’elle a acheté sa marchandise à prix de gros, afin de la vendre à prix compétitif.

En plus du bouche-à-oreille, elle compte utiliser Facebook davantage et bientôt poser une enseigne. Elle a également pris contact avec la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’île (CCPDI).

La présidente de la Chambre, Louise Masquer, promet d’appuyer l’entrepreneure dans ses efforts. «Je pense que c’est un domaine qui attire beaucoup de monde parce que j’en vois sur internet pour qui ça marche très fort. Je lui ai donc suggéré de s’ouvrir un site internet et l’ai invitée à venir à notre prochaine activité en septembre, au centre Roussin, pour faire un peu de réseautage.»

 

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