Ralph-Bonet Sanon | TC Media Lui-même engagé dans un organisme famille, Danny Gravel souhaiterait voir plus d'activités père-enfant dans Pointe-aux-Trembles.

Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles a besoin de parcs mieux entretenus et plus sécuritaires, de loisirs plus abordables, de mieux faire connaître ses ressources et d’un meilleur transport collectif, selon des parents de l’arrondissement.

Ces besoins émanent d’un rassemblement citoyen tenu dimanche au Centre communautaire Roussin en vue des élections municipales du 5 novembre prochain.

Père de deux jeunes enfants, Danny Gravel déplore un manque d’entretien et d’installations au parc Delphis-Delorme, situé à l’extrémité est de la rue Sherbrooke, près de nombreuses maisons unifamiliales et copropriétés.

«Ça pourrait être renippé un peu, avec toutes les familles qu’il y a dans le quartier, suggère M. Gravel. Le gazon est haut, les balançoires sont rouillées, les modules sont vieux et il y a un gros terrain inutilisé à côté.»

Sécurité dans les parcs
Des parcs ont également besoin de toilettes, de vestiaires et de surveillance policière ou civile, estiment des parents.

«Au parc Richelieu, on voit des dealers et des recruteurs [du commerce du sexe] le soir, et aussi des seringues des fois», affirme M. Gravel.

La police ne considère toutefois pas le parc Richelieu comme étant un «endroit à problèmes» de sollicitation ou d’adhésion aux gangs de rue, mais encourage quiconque à rapporter ce genre de situation. Elle ne fait pas non plus état de signalements au sujet de seringues.

«La majorité de nos interventions à cet endroit concernent des incivilités comme la présence d’individus en dehors des heures permises, soutient le commandant du poste de quartier (PDQ) 49, Steve Thouin.

Sarah-Kathryn Rivard, mère de trois enfants, évoque l’idée de sécuriser les parcs en y faisant patrouiller des brigades civiles composées d’adolescents ou d’aînés.

 

Ressources pour enfants à défi particulier
Un des jumeaux de Mme Rivard vit avec un trouble du traitement de l’information sensorielle. La résidente de Pointe-aux-Trembles explique payer 250$ pour un cours de natation privé à son fils. Elle revendique plus de ressources dans son quartier et plus de loisirs abordables pour les enfants à défis particuliers.

«Sinon, ces enfants-là deviendront des ados marginalisés, laissés de côté, avec une estime d’eux-mêmes qui diminuent, qui feront des mauvais coups pour se faire reconnaître», prévient l’ancienne employée d’un centre jeunesse.

Loisirs à bas prix
Résidente du secteur Rivière-des-Prairies, Angélique Bourbier plaide aussi pour des loisirs plus abordables. La mère de deux enfants mentionne notamment le programme Accès-loisirs, qui offre des activités gratuites aux familles à faible revenu. «Il n’y a pas assez d’offres par rapport à la demande», se désole-t-elle.

Angélique Bourbier (g) plaide aussi pour l’installation d’un feu de circulation à l’angle du boulevard Perras et de l’avenue Fernand-Gauthier.

Les familles de l’arrondissement ont besoin de plus de halte-répit et d’activités de soir auxquelles ils peuvent aller avec ou sans les enfants, ont indiqué des parents.

En tout des parents ont énoncé des dizaines d’enjeux lors de l’événement «Je vote pour ma famille» au Centre Roussin. Ils feront l’objet d’un document que l’organisme 1, 2, 3 Go! Pointe-de-l’Île compte remettre aux élus après le scrutin.

2 travailleurs de rue en 2018
Deux travailleurs de rue devraient être embauchés l’an prochain afin de prévenir la délinquance juvénile dans les rues, parcs et lieux publics problématiques de Pointe-aux-Trembles.

Les responsables du programme Tandem Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles comptent embaucher les deux travailleurs grâce à une contribution de 75 000$ autorisée par le conseil d’arrondissement début octobre.

Ils souhaitent également élaborer une formation, puis l’offrir aux «organisations travaillant autour de la délinquance juvénile.

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